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Chirurgie à Ambert : endoscopie digestive ou…endoscopie digestive ? Un sondage pour donner votre avis.


Décidément il y a de l’avenir dans le digestif : le planning d’utilisation du bloc d’Ambert fait la part belle à l’endoscopie digestive pour le mois de septembre, seule présente. Où alors s’agit-il d’une spécialité locale liée à la fourme ou autres spécialités culinaires locales ? Une « niche » chirurgicale en quelques sortes ?

Par contre, moins de succès en comptabilité : je n’ai toujours pas en ma possession les comptes administratifs de l’Hôpital, dont je rappelle qu’il doivent être présentés aux citoyens qui en font la demande. On ne peut pas être efficace partout, et puis une bonne endoscopie digestive, c’est un bon début… pour avaler un compte administratif…

Je rentre de Ruralitic et de nombreuses discussions avec des élus locaux, parlementaires… de tous bords politiques : que ceux qui comptent s’asseoir sur besoins des populations se dépêchent… d’ici quelques mois, dans beaucoup de cas de figures,  ils ont toutes les chances d’être renvoyés à leurs études.

L’exaspération des élus – et je ne parle pas des citoyens dans leurs ensemble –  est montée d’un cran et l’arrogance d’experts enfermés dans leurs certitudes, de fonctionnaires bien trop diligents pour être honnêtes et de professionnels du « il n’y a pas d’autres choix », à la lumières de brillantes prestations dans l’analyse de la crise en cours commence à faire désordre.

Par voie de sondage nous vous proposons de vous exprimer sur l’affectation de la chirurgie à Ambert au mois de septembre :

Ambert au centre replacera les élus au centre du débat démocratique et de la prise de décision, ici comme ailleurs.

17 réponses à “Chirurgie à Ambert : endoscopie digestive ou…endoscopie digestive ? Un sondage pour donner votre avis.

  1. EN matière d’endoscopie, il ne faut dire « sondage » mais « exploration » … sinon, cela frise une certaine vulgarité !)

    Fultrix.

  2. Le besoin prioritaire à Ambert, en terme de soins chirurgicaux, est le maintien du service de chirurgie et du bloc opératoire fonctionnel 24 H/24, 7 J/7, avec l’embauche d’un anesthésiste réanimateur à temps plein à Ambert et l’organisation d’astreintes opérationnelles du chirurgien et de l’anesthésiste pour répondre aux besoins chirurgicaux urgents en plus de pouvoir opérer tous les jours selon un programme semainier. Pour cela, il est indispensable de redonner à ce service son indépendance face aux pressions des prédateurs de Thiers.

    Les élus, le personnel de l’hôpital et la population d’Ambert ne se mobilisent pas pour empêcher le démantèlement du service de chirurgie.

    Depuis le premier juillet 2011, par mesure administrative, il est interdit de faire des opérations sous anesthésie générale à Ambert. Les lits du service de chirurgie sont utilisés pour des malades du service de convalescence.

    • Docteur Olivier Delorme

      aucune mesure administrative n’a interdit de faire des interventions de chirurgie sous anesthésie générale à Ambert. C’est uniquement à cause d’arrêts maladie des infirmières anesthésistes que ces interventions n’ont pu se faire. Laisser croire autre chose est malhonnête.
      Pour un service de chirurgie indépendant, il faudrait que deux autres chirurgiens généralistes et trois anesthésistes se portent candidats pour Ambert. Pour faire trois à cinq interventions sous anesthésie générale par semaine, nul doute qu’ils vont se presser au portillon.
      Surtout qu’on ne forme plus de chirurgien généraliste… […]
      Ou alors, pourquoi pas, imaginons que trois chirurgiens viscéraux et deux chirurgiens orthopédistes vont postuler pour Ambert! là, c’est sûr, tous les problèmes des Ambertois seraient résolus! toujours pour trois à cinq intervention par semaine, et un salaire de 6000 euros et plus par mois…
      Encore un peu plus de déficit, et on ira tous au pôle emploi…
      Heureusement que certains font en sorte que des patients occupent les lits vides pour ne pas mettre au chômage le personnel du service de chirurgie!
      N’oublions pas que la population ambertoise a déjà choisi, et depuis longtemps: elle va à 86% se faire opérer ailleurs qu’à Ambert. Et pas à cause de l’administration…

      • Je remercie le docteur Delorme de prendre part publiquement au débat, comme je le fais pour le docteur Abdo. Je me suis permis d’enlever un bout de phrase dans le commentaire qui n’allait pas, me semble-t-il dans le sens du débat, j’espère que le docteur Delorme ne m’en voudra pas. Il est important que chacun présente sa vision des choses et ses objectifs : c’est faire de la politique dans le bon sens du terme.
        Je suis réservé sur les questions budgétaires (mais il est vrai que je ne parviens toujours pas à obtenir le budget de l’hôpital) et suir la fuite des patients : les statistiques présentées sur le site montrent que c’est plus compliqué (par exemple pour des interventions non prises en compte à Ambert) et que cela mériterait une réflexion plus particulière au delà des seuls statistiques en impliquant tous les acteurs locaux et les spécialistes susceptibles d’intervenir.
        Si « Ambert au centre » peut mettre publiquement autour de la table les uns et les autres, j’en suis le premier heureux.

  3. Il y a aussi un travers actuel : nous demander notre avis sur tout et n’importe quoi comme ce sondage ! comment voulez-vous que nous répondions à des questions quand nous n’avons à la fois ni compétence ni information ?! Mais c’est aussi un moyen d’endormir le citoyen et cela m’étonne que vous l’utilisiez…

  4. tout d’abord merci de prendre du temps à visiter ce site : vous faites partie de ceux qui s’engagent et réfléchissent sur le devenir de ce territoire.

    En ce qui me concerne, faute d’obtenir les informations nécessaires (budgets, plannings…) je n’y comprend strictement rien : j’ai une certitude chacun a « sa vérité » à asséner, mais personne ne veut vraiment se poser de questions : de quoi avons-nous besoin ? à quelles conditions ?… et surtout débattre.

    En tant qu’élu, je ne suis pas sûr de garantir aux administrés de la commune la sécurité à laquelle ils sont en droit de prétendre et cela me pose un problème majeur. Mais peut-être est-ce le fait de me poser des questions inutiles.

    C’est pourquoi je sollicite l’avis de ceux qui, informés, sont capables d’éclairer objectivement ma lanterne. Il ne s’agit pas d’un énième sondage sur tout et n’importe quoi mais évaluer la part des visiteurs de ce blog qui comprennent quelque chose à ce qui se passe pour le bloc de chirurgie d’Ambert. C’est peut-être dans ce sens là qu’il aurait fallu formuler la question.

    D’ailleurs Daniel Forestier prend à bras le corps la question depuis quelques temps et sera en mesure bientôt de nous aider à nous forger notre opinion, sur des faits précis et avérés. C’est la base de l’exercice de la citoyenneté.

    Un bon week-end à vous.

    Michel SAUVADE

  5. En fait, le pb de l’hôpital résume le pb général d’Ambert : aucun médecin ne postule car l’attractivité de notre territoire est totalement nulle… Nous avons un vrai pb d’accueil dans notre région car on ne propose que des choses pour occuper les oisifs et rien pour attirer les jeunes (ou moins jeunes) actifs et professionnels… La mairie d’Ambert préfère endormir à coup de subventions des gens qui voteront ensuite pour elle plutôt que d’accompagner les projets de développement. Du coup, on se retrouve avec une forte population de gens au RSA et tous les actifs préfèrent se barrer ailleurs ou, s’ils restent, ne surtout pas se mêler de la vie locale qui n’a aucun intérêt.
    Pour revenir au sondage, il n’a aucune pertinence (désolée d’être directe, mais foin des circonvolutions pour un débat efficace !) et la réponse du Dr Delorme dit l’essentiel. Personnellement, en cas de pb de santé, je préfère aller sur Clermont ou St Etienne, donc la population a voté depuis longtemps contre l’hôpital avec ses pieds (au passage, les transports sanitaires multipliés donnent du travail aux taxis locaux mais grèvent le budget de la SS…)
    Alors concentrons-nous sur l’essentiel : rendre notre territoire attractif et accueillant… mais là, c’est surtout un changement de mentalité qui s’impose car l’hospitalité de l’Ambertois reste une notion plutôt floue (à défaut d’être directe, je reste polie)… C’est sans doute pour ça que toutes nos chambres d’hôtes sont tenues par des Hollandais ?!…

    • J’accepte la publication de ce commentaire même si je suis en désaccord quasi total avec son contenu (c’est aussi ça le débat) :
      – sur l’aménagement du territoire : stéréotype de la non attractivité du territoire ; je ne pense pas que ce soit plus facile pour un médecin de travailler en zone urbaine (par exemple l’installation d’un nouveau médecin à Marsac : serait-il masochiste à vous lire ?)
      – sur la société : stigmatisation des personnes à revenus faibles que je juge scandaleuse (« fainéant de chomeurs » ?), stigmatisation de l’accueil : cela s’appelle avoir un bouc émissaire pour ne pas regarder sa propre responsabilité.. J’ajoute que je suis très content que des Hollandais viennent investir en Livradois-Forez et s’y investissent dans la vie sociale.
      – sur les services : qui a dit qu’il fallait tout avoir ici ? Moi, pour un problème adapté, je préfère aller ici qu’ailleurs si j’ai le choix, et c’est justement le choix qu’on me réduit de plus en plus aujourd’hui.

      Bref, tout ce contre quoi nous nous battons : penser à la place des autres en étant persuadé de détenir la seule vérité. Ceci ne signifie pas que votre commentaire n’aura pas le soutien de nombreux lecteurs de ce blogs peut-être et il est certain que vous aussi, vous détenez des éléments de la vérité.

      Pour autant, merci pour ce commentaire qui permettra dans les semaines à venir de lancer le débat sur ces questions.

  6. vous êtes étonnant ! vous faites dériver en passant des gens au RSA aux « fainéants de chômeurs » pour mieux flinguer mon commentaire, c’est de la manipulation, non ? A tout le moins de la mauvaise foi.
    Si vous trouvez que la situation du territoire est satisfaisante, tant mieux mais ne venez pas réclamer nos suffrages ! car nous sommes très nombreux à vouloir que ça change et pas seulement sur les points sur lesquels tout le monde est d’accord !
    Et si vous saviez ce que je fais pour ce territoire, vous m’épargneriez vos considérations désagréables car je ne suis pas dans le bla-bla mais dans l’action au quotidien…

  7. […]
    Quand il y a un arrêt maladie d’une infirmière, la direction peut embaucher une autre. Il y en a partout en France des agences d’intérim pour dépanner. Cela est valable pour toute autre spécialité, tel que chirurgien ou anesthésiste quand il y en a besoin. De plus il y a des infirmières anesthésistes du bloc opératoire d’Ambert qui sont invitées à changer d’orientation pour donner des cours d’enseignement au lieu de travailler au bloc opératoire. Il y a une infirmière anesthésiste qui a été convertie à faire des papiers administratifs dans un autre service. Et il y a une équipe pour le Smur, qui attend sans servir qu’une fois tous les deux jours dans laquelle il y a une infirmière anesthésiste qui attend toute la journée sans aider au bloc.
    […]
    Il y a en France 300 chirurgiens généralistes dans les hôpitaux publics. Vouloir fermer un service de chirurgie de proximité aux prétexte ‘qu’on ne forme plus de chirurgien généraliste’ est encore de la désinformation hypocrite. On embauche des spécialistes qui viennent en renfort dans un service de proximité. Et quand on a un chirurgien général qualifié sur place, on ne le met pas à la porte au prétexte qu’il ne serait pas remplacé le jour de son départ à la retraite dix ans plus tard !
    […]
    Le service de chirurgie d’Ambert n’était pas déficitaire en 2009, malgré sa mise à mal […] depuis 2004. Quand on empêche les malades d’être soignés à Ambert en supprimant du personnel, il est évident que l’activité diminue !
    […]
    On empêche le chirurgien de travailler en fermant le bloc opératoire. On transfère tous les patients à opérer vers d’autres établissements. On rassure le personnel en remplissant les lits de chirurgie par des convalescents. On publie dans les journaux que le service de chirurgie n’est pas fermé. Et on fait pression sur le dernier chirurgien pour le faire partir. Comme d’habitude, un jour viendra où on annonce avec regret qu’il n’est plus possible de maintenir le service de chirurgie après disparition du chirurgien. Cette technique est utilisée partout. […]
    Malgré le déplacement de 86% de la population du bassin d’Ambert vers d’autres structures, le service de chirurgie à Ambert n’était pas déficitaire en 2009. […] . En rétablissant le personnel nécessaire, le service peut repartir.
    Le capitalisme sauvage fait démanteler les usines en France et délocalise les usines dans le tiers monde juste pour gagner des bénéfices financiers pour certains riches au détriment de l’emploi des français. A l’hôpital d’Ambert, ceux qui démantèlent le service de chirurgie de proximité ne tiennent pas compte des besoins de soins d’une population de 30 000 habitants enclavés. Ils délocalisent les soins pour les bénéfices des cliniques privées de la région.[…]

  8. Docteur Olivier Delorme

    la direction de l’hôpital a fait toutes les démarches pour embaucher des infirmières de bloc, sans succès: il ne suffit pas de sauter comme un cabri ( pour parodier De Gaulle), en criant « embauchez, embauchez », il faut encore avoir d’une part les candidats, d’autre part avoir quelque chose à leur faire faire. le nombre d’interventions nécessitant la présence d’une infirmière anesthésiste est de trois par SEMAINE.
    La santé publique n’est pas une dictature: on ne peut empêcher un agent de choisir un autre poste mis au tour de mutation, si il estime que c’est mieux pour lui au point de vue carrière et/ou qualité de vie.
    Le SMUR sauve tous les jours des vies dans notre bassin de population, et on imagine mal un infirmier du SMUR travailler au bloc et être appelé pour une sortie en pleine intervention. Les infirmiers du SMUR sont d’ailleurs embauchés sur cette activité de SMUR. Si on les désaffecte pour les mettre au bloc, en changeant leurs horaires, il ne resteront pas, donc on n’aura pas gagné d’infirmier anesthésiste pour ne quasi rien faire au bloc, mais on aura perdu trois infirmiers du SMUR.
    Si on tente de remplacer les infirmiers du SMUR par des infirmiers simples, il faudra en trouver six au lieu de trois, car il faudra couvrir en plein temps les 24h, alors que le fonctionnement actuel est en astreinte la nuit (les infirmiers anesthésistes peuvent fonctionner en astreinte, les infirmiers simples ne le peuvent pas). Je rappelle qu’il manque actuellement environ dix infirmières pour faire fonctionner les services de l’hôpital, et il faudrait en trouver six de plus??? pas réaliste, aucun candidat là non plus malgré toutes les recherches.
    On ne forme plus de chirurgien généraliste en France, c’est un fait. Les chirurgiens généralistes actuels sont en fin de carrière.
    Les français, depuis plus de vingt ans, s’adressent préférentiellement à des chirurgiens spécialistes, connaissant leur domaine sur le bout des doigts, et entrainés aux dernières techniques, formés de façon régulière dans leur domaine. 86% des ambertois on fait ce choix et je ferais comme eux si j’avais besoin de me faire opérer. Même si on avait trois chirurgiens généralistes à Ambert, tous ceux qui peuvent prendre une voiture ou se faire accompagner pour voir un chirurgien spécialiste continueront à le faire. Il ne resterait que les personnes peu valides ou ne pouvant pas forcément s’exprimer sur leurs préférences.
    Aucun personnel de bloc opératoire n’a été supprimé depuis 2004. La baisse d’activité a été provoquée par le départ du Dr Pras, et par l’absence d’anesthésiste sur place (Embauchez, Embauchez) due au départ en maladie de l’un et à la demande de mutation de l’autre.
    Personne n’a « mis à mal » le service de chirurgie, il s’est atrophié tout seul, malgré la persistance d’actes de chirurgie sous anesthésie locale et de trois à cinq interventions sous anesthésie générale par semaine. La réflexion actuelle vise à rendre actifs les lits de chirurgie en accueillant des patients opérés ailleurs (CHU, cliniques privées et bien sûr Thiers) en période post opératoire immédiate: le travail des équipes paramédicales ne changerait pas, les ambertois seraient proche de chez eux, seraient vu plusieurs fois dans la semaine par un chirurgien et les emplois seraient préservés.
    Je rappelle qu' »on » n’empêche pas le chirurgien de travailler, mais « on » constate des arrêts maladie (graves) qui dépeuplent le personnel déjà en faible effectif. « On  » a tout fait, sans succès, pour embaucher des intérimaires (« on » en a d’ailleurs gardé toutes les traces écrites en cas de besoin).
    « on » est bien obligé de transférer les patients vers des établissements qui peuvent opérer, car « on » aurait des scrupules à les garder pour ne pas les soigner.
    « On » rassure effectivement le personnel: il n’est pas prévu de plan social, car « on » a imaginé cette solution de rapatriement de patients opérés ailleurs, et « on » a bien vérifié que les grands centres clermontois étaient sur la même ligne.
    Ce qui permet à « on » de confirmer aux journaux que le service de chirurgie n’est pas fermé, puisqu’en fait, il ne l’est pas!
    Aucune pression n’est exercée sur le chirurgien; il est juste invité à se conformer aux décisions administratives, au Code de la Santé Publique qui régit le statut des praticiens hospitaliers et le fonctionnement de l’hôpital, et aux votes de la commission médicale d’établissement, à la majorité, où le chirurgien est convié à chaque fois. Parfois, les décisions administratives et les votes des confrères rejoignent les voeux du chirurgien, parfois ils vont dans le sens contraire, mais tout le monde doit les respecter; c’est le fonctionnement normal de l’institution, et il n’y a aucun arrangement ou passe droit possible. Nous n’avons pas oublié le passage de la Cour des Comptes dans notre établissement (au début de ce siècle) et toutes ses conséquences et nous n’avons aucune envie de nous mettre à nouveau en porte à faux.
    Même avec tout l’effectif de personnel du bloc, le nombre des jours d’ intervention chirurgicale sous anesthésie générale est conditionné à la disponibilité des anesthésistes, à la demande des ambertois de se faire opérer à Ambert, et à la nécessité de préserver l’endoscopie digestive (il existe une vraie demande des ambertois de continuer à réaliser les gastroscopies et les coloscopies à Ambert, et la fréquentation de ce service le prouve). Aucune décision n’a été prise pour interdire la chirurgie ambulatoire qui représente là encore un besoin réel. « On » s’attachera à faire durer cette activité.
    Pour info:un rapport récent de la Cour des Comptes recommande de diminuer de nouveau le numérus clausus… Ils partent toujours de l’idée éminemment contestable selon laquelle c’est le nombre des médecins qui en offrant trop de soins met la Sécurité Sociale en déficit…
    « On » n’est pas prêt de voir arriver à Ambert trois chirurgiens viscéraux, trois chirurgiens orthopédistes, et trois anesthésistes (Embauchez, Embauchez) pour opérer trois interventions sous anesthésie générale dans la semaine…
    Mais ce n’est pas vraiment la faute de « on »!

    • « On » pouvait être moins ironique dans la réponse cela « nous » aurait permis de distinguer plus facilement l’essentiel avancé ici : à la fois la question du recrutement mais aussi celle de la demande ,si j’ai bien compris. Néanmoins « Nous » sommes intéressés par ce qu' »on » nous dit. Cela ne signifie pas que « nous » sommes d’accord avec tout mais « nous » entendons ces arguments et les prenons en compte. Daniel, Daniel, bon courage à toi, éminent Engagé d’Ambert au centre… Mais le jeu en vaut la chandelle.

      Si au moins les politiques locaux – ou le personnel de l’hôpital -, voire les patients, s’investissaient autant que ces acteurs majeurs de la vie de l’hôpital que sont les docteurs Abdo et Delorme dans ces échanges – sinon en faisant grimper la fréquentation du site dès qu’on parle d’hôpital – , ce serait formidable ; je suis sûr qu’ils auraient beaucoup à dire : je pense par exemple à ces personnels déplacées au gré des évolutions en cours, sont-ils vraiment heureux dans cette situation ? On-t-ils la même vision des choses ? N’auraient-ils pas d’autres idées ? Peuvent-ils les exprimer ? On-t-il peur de s’exprimer ? Je le pense assez : le devenir de l’hôpital passe aussi, de mon point de vue, et pour beaucoup dans l’état d’esprit – et la liberté de pensée – de ceux qui le font vivre au quotidien.

  9. Docteur Olivier Delorme

    je ne sais pas vraiment si le « on » du zoro63600 s’adresse à moi ou à l’ensemble des responsables de la bonne marche de l’hôpital.
    En ce qui concerne le personnel (dont je fais partie) chaque catégorie a ses représentants qui sont invités à s’exprimer au sein des instances: Comité Technique d’Établissement pour les paramédicaux, Commission Médicale d’Établissement pour les praticiens (médecins et pharmacien), et Conseil de Surveillance pour l’ensemble des deux. Personne n’est laissé à l’écart

  10. Merci au Docteur Abdo pour ce commentaire, dont je ne garde ici que la partie « publiable » à mon sens. Je laisse à son auteur la responsabilité de la vision des choses quant aux réunions évoquées : les personnes y participant sont les seules à même de donner leur point de vue sur cette question. Le lecteur aura compris que, concernant l’hôpital, 2 visions sont clairement en opposition… ce commentaire le confirme si besoin, mais est-ce vraiment nécessaire ?

    […] Les réunions à l’hôpital s’organisent toujours de la même façon. Le directeur et le Dr Delorme présentaient leurs projets en affirmant que la direction de l’ARS AUvergne a décidé ce qu’ils présentent. Ils expliquaient qu’il n’y pas de possibilité d’autres solutions. Ils rappellent que de toute façon, le dernier mot appartient au directeur et l’ARS. […]

  11. Docteur Olivier Delorme

    simple rappel des textes de loi (Décret no 2009-1762 du 30 décembre 2009 relatif au président de commission médicale d’établissement, vice-président de directoire des établissements publics de santé)

    « Art. D. 6143-37-1. − Le président de la commission médicale d’établissement, vice-président du directoire, élabore avec le directeur et en conformité avec le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens, le
    projet médical de l’établissement. Il en assure le suivi de la mise oeuvre et en dresse le bilan annuel.
    « Le projet médical est élaboré pour une période de cinq ans. Il peut être modifié par voie d’avenant. Il définit la stratégie médicale de l’établissement et précise les mesures qui doivent être prises en application des dispositions du contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 6114-1 et L. 6114-2. Il comprend notamment :
    « 1o Les objectifs médicaux en cohérence avec le schéma régional d’organisation sanitaire et le contenu de l’offre de soins ;
    « 2o Les objectifs de l’établissement en matière d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ;
    « 3o Le cas échéant les objectifs en matière de recherche et de démarches innovantes ;
    « 4o L’organisation des moyens médicaux ;
    « 5o Une annexe spécifique précisant l’articulation entre les pôles d’activité pour garantir la cohérence du parcours de soins du patient ;
    « 6o Un volet relatif à l’activité palliative des services ou unités fonctionnelles identifiant les services de
    l’établissement au sein desquels sont dispensés des soins palliatifs. »

    On rappelle que le projet médical a été approuvé par la CME au début de l’été 2011.

  12. Les lois sont faites pour cadrer les droits des citoyens. Il ne faut pas les détourner pour démolir un service de soins chirurgicaux de proximité indispensable à la population du bassin d’Ambert!

  13. Docteur Olivier Delorme

    […] Rien ne sert de créer artificiellement une fausse activité, il faut s’adapter au comportement de la population qui s’est détournée de la chirurgie générale et réclame maintenant de la chirurgie spécialisée, et s’adapter également à la démographie médicale et aux moyens financiers de la santé publique (enveloppe fermée, votée par le parlement), en respectant la qualité des soins au meilleur coût.
    Dans le Code de la santé Publique, ceux qui prennent des décisions dans la gestion de l’établissement de santé sont bien identifiés, et ont été nommés par leurs pairs et/ou par l’administration; ils ont accepté de prendre ces responsabilités, et donc de s’exposer à la critique de ceux qui n’en n’ont pas prises. Les mécontents ne sont aucunement des citoyens privés de droits; simplement leur avis a été écouté, mais pas forcément pris en compte par les responsables. Notre république fonctionne ainsi…

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