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Méthodes de la CGT-Aulnay : inadmissible !


Je ne pensais pas que la discussion viendrait sur le tapis à Ambert au Centre (j’avais écrit là dessus sur mon blog personnel http://sauvade.lesdemocrates.fr)  mais le commentaire à ce sujet m’incite à évoquer la question ici.

Le congrès des maires a été interrompu brutalement par une cinquantaine

Petit sms à la tribune… et pourquoi pas…

d’ouvriers d’Aulnay-CGT qui ont envahi la salle à l’occasion du discours de clôture  de M. Lebranchu et occupé la tribune.

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/des-salari-s-psa-envahissent-congr-s-des-maires-interrompent-lebranchu-336008

Pour moi ceci est insupportable (et pourtant j’ai de bonnes raisons par ailleurs d’être sensible au drame de l’usine d’Aulnay) et lorsque j’ai cherché à l’expliquer aux syndicalistes la seule réponse a été « t’approche-pas enculé… »

Donc, je maintiens, ce type d’action est inexcusable, contraire à la démocratie comme les affichages racistes de ce lundi à Ambert. Les démocrates que nous sommes ne resterons pas les bras croisés, complices de cette violence qui monte, j’en veux pour preuve les murs parisiens autour de la Sorbonne ce jour… et là, ce n’est pas la CGT, c’est le Front de Gauche !

respect de la démocratie et de l’environnement….

Ambert au centre rejette plus encore aujourd’hui la gauche comme la droite extrême.

14 réponses à “Méthodes de la CGT-Aulnay : inadmissible !

  1. Docteur Olivier Delorme

    C’est ce qu’on appelle la dictature du prolétariat…les gros bras qui empêchent toute liberté d’expression! Si tu n’es pas de mon avis, je te casse la g…!
    Doctrine prônée par les amis de mesdames et messieurs Mélenchon, Besancenot, Laguillier, Krivine, qui espèrent « le grand soir » et une bonne partie des écolopastèques (vert à l’extérieur, rouges à l’intérieur), entre autres… et relayée par la majorité des médias, hélas!
    La dictature du prolétariat, c’est également le principe du « piquet de grève », absolument illégal, et appliqué systématiquement par les militants de la CGT, ainsi que de la prise d’otages de responsables d’entreprises (c’est pas grave ce sont des « patrons »), et j’en passe…
    Sous prétexte d’ « actions de grève » (commises en groupe, pour diluer toute responsabilité, ce qui est très courageux), on bafoue gravement les lois de la République; ce sont des délits. Un « simple » citoyen (non syndicaliste) se verrait envoyer pour beaucoup moins que cela devant les juges, et serait condamné.
    C’est avec ce genre de principes liberticides que certaines dictatures ont fait dans le monde plus de cent millions de morts en un siècle, et continuent à en faire…
    Et c’est quand on le souligne qu’on se fait taxer d’intolérance… alors que dire à quelqu’un « t’approche pas enculé » c’est certainement une opinion politique…?
    Moi qui croyais qu’il était interdit d’interdire depuis la « révolution » de 1968 et les anathèmes de « Dany le Rouge » (qui profite bien maintenant du système)

    Mais quand va t’on faire appliquer les lois de liberté du travail, de circulation, d’opinion, dans notre belle république?!

  2. Prendre les maires en otages, c’est inexcusable !
    Fermer Aulnay, c’est terrible car c’est d’Aulnay que sont sorties toutes les innovations automobiles depuis l’après guerre, depuis la fin de Panhard. Car au delà des  » cols bleus  » que l’on veut continuer de virer à tour de bras (cela fait 40 ans que cette triste méthode perdure !), c’est maintenant le tour de la conception, de la recherche et développement d’être délocalisées à Bangalore en Inde, par exemple, où 500000 nouveaux ingénieurs sortent chaque année et acceptent des conditions sociales inavouables ou pire encore, en Chine…

  3. Voir mon commentaire précédent, il se passe de … commentaires !

  4. Toujours cette tentative d’assimiler la gauche humaine à l’extrême droite, qui est son contraire, cela devient insupportable, monsieur Sauvade.
    Mais que dire alors de ce monsieur, médecin, qui du haut de son fauteuil de privilégié, n’a que mépris pour les ouvriers, qui eux n’ont que la lutte pour défendre leur emploi.
    Rappelons que tous les progrès sociaux ont été le fait de ceux qui ont osé bravé la loi faite par les puissants pour conserver leurs privilèges, et cela en risquant non seulement leurs emplois, mais aussi parfois leur vie.
    Si vous voulez que tous soient bien polis et bien jolis, alors donnez-leur le droit de vote dans les entreprises, où on ne les considère que comme des variables d’ajustement, alors qu’ils sont producteurs de richesses.
    Le jour ou tout le monde sera à égalité, nous respecterons la démocratie formelle dont vous êtes les fervents défenseurs.

    • Ca a le mérite d’être clair : il est bien de braver la loi d’un Etat soumis au grand capital, et après on instaure la dictature du prolétariat : ça s’appelle la révolution. C’est une idéologie qui a eu son heure de gloire et ses tragédies. Pour moi le stalinisme et le nazisme sont des totalitarismes. Ce n’est pas ma vision des choses je suis démocrate, « suppôt du grand capital et de la bourgeoisie » dans la terminologie qui est la vôtre, je pense.

  5. Décidément, vous êtes indécrottable ! Vous me prêtez des propos que je n’ai pas tenus, vous me traitez de stalinien sans me connaître, vous êtes d’une parfaite mauvaise foi avec un sens du dialogue époustouflant, mais le mauvais, bien sûr, c’est moi, évidemment…
    J’arrête cet échange, il ne sert à rien, restez ancré dans vos certitudes.

    • Par les temps qui courent personne ne peut avoir de certitude. Je n’ai traité personne de stalinien, j’ai simplement dit que le Front de gauche faisait partie de ce que j’appelle la gauche autoritaire, au même titre que le « RPR » appartient à la droite autoritaire et que je m’oppose aussi bien à l’un qu’à l’autre lorsqu’ils appellent à désobéir à la loi démocratiquement votée.
      Merci de cet échange, qui montre que l’on peut se respecter sans avoir les mêmes valeurs politiques.
      Je ne sais pas si c’est votre blog que j’ai vu passer, mais si vous êtes de cet arrondissement je peux, si vous le souhaitez, établir un lien vers lui.

  6. Comment ne pas s’étonner que des militants ou des salariés viennent perturber des manifestations/réunions/congrès d’élus (représentants des citoyens, leur porte-paroles, donc) puisqu’au quotidien ils ne se sentent pas entendu alors que leur vie (le salariat selon la qualification devient vite assimilable à l’esclavage, je pense au CDD d’un jour) est en jeu. Il faut manger et l’argent ne pousse pas sur les arbres …
    Nombres d’entreprises ferment ou délocalisent et les représentants du personnel n’ont aucun contact avec les dirigeants pour discuter du plan social … car tout est déjà bouclé, parfois en totale contradiction avec le code du travail, sous prétexte de siège social implanté à l’étranger … Ils en arrivent à devoir faire grève pour avoir un interlocuteur !
    Il me semble que lorsque la dictature du prolétariat avait cours de l’autre coté du rideau de fer, les notables se sentaient obligés de faire attention et prendre quelques précautions oratoires et factuelles pour ne pas avoir à connaitre avec quelques angoisses, souvent fantasmées, de révolutions prolétariennes !

  7. Docteur Olivier Delorme

    « Mais que dire alors de ce monsieur, médecin, qui du haut de son fauteuil de privilégié, n’a que mépris pour les ouvriers, qui eux n’ont que la lutte pour défendre leur emploi ».

    Cette phrase est elle imputable à la jalousie? ou à l’ignorance? ou à un « lavage de cerveau » réussi?

    Vous serez ravi d’apprendre que les médecins, après plus de dix ans d’études, ne sont en rien des « privilégiés ». Ils ont simplement pour la plupart un niveau de vie adapté aux responsabilités qui sont les leurs, et à leur niveau de connaissances.
    La France est le pays de l’égalité EN DROITS (et pas de l’égalité tout court) ce qui veut dire que chaque citoyen ne peut se voir refuser le droit de faire des études, et par là même de gravir l’échelle sociale.
    Il n’a jamais été question de mettre tout le monde au même niveau social; il faut accepter dans la vie qu’on puisse trouver quelqu’un plus riche que soi, ou plus pauvre que soi.
    Je n’ai jamais jalousé pendant des années où j’étais étudiant et où je vivais dans un 9m2 le salaire des infirmières ou des « ouvriers » qui gagnaient plus que moi, et je ne les ai jamais traités de « privilégiés ».
    Je ne les pas non plus traité de « privilégiés » quand ils faisaient construire leur maison alors que je ne pouvais que louer de quoi loger ma famille.
    Il faut arrêter avec ces expressions politiquement correctes: ceux qui gagnent bien leur vie ne sont pas des « privilégiés »; ils récoltent ce qu’ils ont semé…Je travaille 60h par semaine, dont un tiers la nuit, et risque la prison tous les jours, ainsi que la vie de mes patients…
    Vous pensez sérieusement que je ferais tout ça pour le SMIC?
    Je ne vole pas l’argent que je gagne, et votre plombier ou votre carreleur sont sans doute mieux payés que moi… Mais je ne les traite pas de « privilégiés ».
    Chacun doit accepter sa place dans la société, et s’il le peut, par son travail ou ses mérites, mais toujours de façon légale, améliorer ses conditions de vie.

    En revanche, il est malhonnête de faire croire à ceux qui ont une vie moins aisée que la « lutte » résoudra tous les problèmes: par le mépris des lois et le chantage on peut certes acquérir des privilèges (qu’on appelle alors « avantages acquis ») mais tôt ou tard on est bien obligé de payer la note: c’est ce qui se passe en ce moment dans quelques pays européens, et bientôt sans doute en Europe; cela s’appelle l’austérité.
    La France emprunte chaque jour 500 MILLIONS d’euros pour payer le salaire de ses fonctionnaires…ça va nous mener où??

    Vous voulez changer la société? Faites vous élire député, et proposez des projets de loi…ça c’est légitime, mais pas de perturber des réunions, prendre des gens en otage, saboter des barrières de péage, paralyser tout un pays, se mettre en grève sans préavis, et autres « actions » illégales…Comment expliquer que les allemands qui ne « luttent » quasiment pas, arrivent à dialoguer en amont des difficultés avec leurs responsables? et sans émeutes ou prises d’otages?
    Serions nous si différents, ou ne donnons nous pas trop la parole à ceux qui incitent à l’incivisme?

    Vous êtes jaloux du niveau de vie de certains? Reprenez des études… ou créez votre propre entreprise…
    Vous vous apercevrez alors que l’entreprise a comme but de créer du profit pour celui qui la dirige, et d’offrir, autant que de besoin, un emploi à ceux qui cherchent du travail, et qui ne sont aucunement propriétaires de leur outil de travail. Le but d’un chef d’entreprise n’a jamais été et ne sera jamais de créer ou de maintenir des emplois, mais de réaliser des profits, pour les réinvestir dans la bonne marche de l’entreprise, et pour lui rapporter des bénéfices, ce qui est tout à fait légitime.
    L’ouvrier n’est pas plus producteur de richesses que la fleur n’est productrice de miel; l’abeille, c’est le patron: sans lui et sans son esprit de coordination et d’initiative, rien ne se fait.

    article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme:
    « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

    Faire croire au gens que la « lutte » amènera l’égalité de tous les citoyens, c’est faux: ils sont égaux EN DROIT mais pas égaux tout court. Par ce genre d’approximation (parfois volontaire) ou de méconnaissance de la langue française, on en est arrivé à créer des générations de frustrés, qui n’arrivent pas à s’imaginer moins bien dotés que leur voisin, soit en biens matériels, soit en intelligence…
    Générations qu’on n’a ensuite aucun mal à entrainer dans des « manifs » ou des actions illégales, au nom de l’ « égalité » … qui n’est qu’une chimère!

  8. Je ne sais pas si vous travaillez 60 heures par semaine, mais votre labeur vous laisse le loisir de pondre de longues tirades, plutôt donneuses de leçon…
    Moi aussi j’ai travaillé 60 h, mais dans un atelier de chaudronnerie, et le soir j’étais trop fatigué pour avoir envie d’écrire. Aujourd’hui, j’ai une excuse, je suis retraité.
    Vous interprétez mal mon propos : je ne suis pas jaloux, je pense que, contrairement à ce que vous dîtes, l’égalité des chances n’existe pas, c’est un leurre pour culpabiliser les salariés d’être ce qu’ils sont.
    Quant à l’égalité tout court, ça n’existe pas, il y a une hiérarchie selon les capacités de chacun, il faut simplement que nous prenions soin de ceux qui sont en bas de l’échelle, c’est le rôle de la bataille syndicale et politique, la fameuse « lutte des classes » qui se déroule sous nos yeux, mais qui est niée par la droite, le centre, et la gauche libérale.
    En ce qui me concerne, j’ai dû travailler dès l’âge de 14 ans, alors que j’aurais souhaité poursuivre des études.
    Dans mon activité professionnelle, dans une grande entreprise, tous les acquis (que vous appelez privilèges) ont été obtenus par la lutte syndicale, et l’entreprise a prospéré. Elle aurait pu partager d’elle-même, mais comme vous le dîtes justement, elle préférait faire grossir les profits.
    Mais je pense que je parle dans le vide, et comme monsieur Sauvade, vous resterez ancré dans vos certitudes.

  9. je n’ai pas encore tout lu, mais déja une 1ère réponse (ou question) à la première phrase du docteur Delorme. Que pense -t-il du « casse-toi pauvre con » d’un certain Mr Sarkozi, alors président de la république? Ce qui est permis pour l’un n’est pas permis pour l’autre, simplement parcequ’il n’a pas 10 ans d’études derrière lui? Ce qui est permis par un bac + 10 ne l’est pas par un bac – 3 ou 4 !! c’est ça la démocratie plus tu es « intelligent » plus tu as le droit d’être impoli !!

    • bonjour,

      Je souhaite que les attaques directes en direction des uns et/ou des autres cessent pour la sérénité des débats. Il ne s’agit pas d’opposer les uns et les autres en fonction des études, du travail et autre… Une chose est claire : l’agression verbale et/ou physique vis-à-vis des personnes n’a aucune justification dans le cadre du débat démocratique de mon point de vue. Je vous remercie tous de votre participation et vous propose de la recentrer sur le débat lui-même et non sur les personnes.

      Un peu de douceur en plus : avec mes salutations démocrates les plus chaleureuses.

  10. Pour une fois, je suis d’accord avec vous, recentrons-nous sur le sujet (mais il ne fallait pas commencer, qui sème le vent récolte la tempête).
    La loi semble équitable, mais tout comme l’égalité des chances, ce n’est qu’un faux semblant. Voici ce qu’en disait Anatole France :
    «La majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain.»
    Ce qui veut dire que la loi est intransigeante avec les obscurs et les sans grade, et très permissive avec les puissants, qui en outre se permettent souvent de la violer : niches fiscales, paradis fiscaux, j’en passe et des meilleurs.
    Autrement dit, si les salariés avaient le droit de décision, à égalité avec leurs patrons actionnaires, pour la gestion de leur entreprise, ils n’auraient pas besoin d’envahir les instances pour s’exprimer.
    C’est la raison pour laquelle, non seulement je ne les condamne pas, mais encore je les encouragerai et serai avec eux pour toute action de défense de l’emploi.

  11. Docteur Olivier Delorme

    à Monsieur Paturaud:
    comme vous lorsque vous étiez en activité, j’ai droit à des temps de pause que je mets à profit pour vous répondre.
    Ce ne sont pas des certitudes, c’est un simple constat de l’évolution de notre société, guidée par la pensée unique.
    Je ne prétends pas détenir la vérité, mais mon opinion vaut celle de tout autre, et au nom de la liberté d’expression ne saurait être brocardée.
    Votre opinion vaut bien la mienne, donc mon opinion vaut bien la votre.
    Comme vous j’ai le droit d’exprimer mes idées, et de rectifier ce que j’estime être des idées fausses, mais je ne vous oblige pas à les partager.
    Mais le non partage des idées n’empêche pas le respect mutuel…C’est la démocratie, il ne saurait y avoir de police de la pensée

    A Monsieur Lamy:
    Vous avez raison de vous offusquer de la phrase du Président Sarkozy, qui n’est pas digne du président de la République, et d’ailleurs tous les média à l’époque ne se sont pas gênés pour « s’indigner ».
    Mais pourquoi ne se sont ils pas alors offusqués du « touche moi pas » que le Président avait subi, et qui avait motivé cette phrase, réplique « à chaud » à une insulte?
    Ne doit-on pas le respect à la fonction de la magistrature suprême?
    C’est cela aussi, l’éducation.

    bien cordialement

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