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Non le LIVRADOIS N’EST PAS ENCORE MORT


En se penchant sur  les chiffres publiés par l’INSEE une chose apparaît flagrante, la population Ambertoise a atteint son apogée  en l’an 1851, puis la courbe s’est inversée et continue toujours à descendre.

On peut réfléchir à se déclin qui nous conduit à la désertification qui semble de plus en plus orchestrée. La fortune du territoire était basée sur l’industrie papetière puis de la passementerie lorsque que cette première industrie commença à battre de l’aile mais cela commence à dater.

Mais qu’en est-il  de ce glorieux passé qui a vu les habitants du territoire ne pas hésiter à résister tout au long de leur histoire.

Le déclin  quand il  commence est  difficile  à bloquer et je ne parle pas de la difficulté à relancer la machine.

Il reste un hôpital qui faisait la fierté du territoire mais qui est une coque de plus en plus vide, non?

Il reste une Sous-préfecture qui faisait la fierté du territoire mais qui est une coque de plus en plus vide, non?

En 1885 le chemin de fer arrivait à Ambert, Il reste une gare mais qui est une coque de plus en plus vide, d’ailleurs il y a longtemps que les trains ne passent plus ici, non?

Tout cela pour dire qu’il est temps de donner un coup de talon au fond de la piscine pour que l’Ambertois retrouve sa place, car à force de supprimer tout ce qui accompagne la vie économique, il ne restera rien.

La rumeur court que le journal, la montagne,  prendrait la fuite, rien n’est impossible ?

Le Livradois-Forez est un petit coin de paradis, mais si on continue à ne pas le faire prospérer, il disparaîtra. On a déjà vu des régions avec la même problématique qui se sont relevées, mais pour cela il faut des femmes et des hommes politiques qui veulent bâtir, qui veulent se donner du mal pour redresser la situation. Il faut arrêter avec ces élus qui ne pensent qu’à perdurer pour leur seul profit car ils ne sont pas à la hauteur de la tâche, pour s’engager dans une phase de réhabilitation de la vie économique de ce territoire.

Cette région a un véritable potentiel et des pépites qui sont abandonnées à elles-mêmes alors retroussons nous les manches et remontons la pente. Faisons un réel programme pour attirer les entreprises, n’hésitons pas à les aider, c’est ainsi que nous inverserons la chute de la population.

Je me souviens d’une phrase d’un jeune ambertois à qui je disais on ne fait pas grand choses pour les jeunes et qui m’a répondu, on ne demande qu’une seule chose que vous nous fournissiez du travail.

Il faut leur fournir du travail et du vrai, pas du travail dans des associassions, pas du travail dans des administrations, pas du travail à temps partiel, du travail dans des secteurs productifs et c’est seulement ainsi que nous pourrons revaloriser notre hôpital, aménager la route entre Thiers et Ambert, faire revenir le chemin de fer et conserver notre préfecture en un mot relancer la machine.

7 réponses à “Non le LIVRADOIS N’EST PAS ENCORE MORT

  1. On est a peu près tous d’accord pour dire ce qu’il faut faire pour relancer Ambert : « offrir de vrais emplois aux jeunes ». Mais une fois que l’on a dit cela on est moins imaginatif pour dire comment « y parvenir ». Les vrais emplois sont pour l’essentiel des emplois crées par les chefs d’entreprise mais la décision échappe aux élus. Les entreprises de l’arrondissement ont globalement maintenu leur volume d’emploi depuis plus de 25 ans, mais elles n’ont pas pu en augmenter le nombre, croissance insuffisante d’une part, localisation parfois délicate d’autre part. Baisser les bras certainement pas…mais comment faire ? Je n’ai pas la solution, je la cherche depuis longtemps. Ce que nous pouvons faire :
    un, faire confiance aux entreprises et aux services publics,
    deux, protéger et développer nos conditions de vie sommes toutes attrayantes pour ceux qui peuvent se prévaloir d’un emploi stable et durable.

    • Encore une fois Jean à raison : on touche ici quelque part à l’irrationnel. J’ai toujours pensé qu’on privilégiait trop dans le raisonnement des chefs d’entreprise le « business plan ». J’ai de plus en plus la certitude que le facteur humain irrationnel est important : pourquoi ici et pas ailleurs ? Un souvenir, un sentiment de déjà vu, la certitude que c’est là et pas ailleurs tout simplement…
      Je souhaite qu’au sein d’Ambert au centre nous prolongions la réflexion de façon très concrète : pourquoi pas une rencontre annuelle de l’entreprise sur ce territoire, autour d’acteurs emblématiques.. ? Jean, tu es partant ?

      • Un business plan qui aborde uniquement la partie comptable est en effet une voix royale pour un défaut de trésorerie, c’est l’épée de Damoclès qui pèse sur le jeune entrepreneur.
        Etant, moi-même jeune créatrice et porteur de projet, dans le Livradois-Forez, j’accompagne les TPE post création depuis plus d’un an et j’ai pu malheureusement faire ce constat.
        En effet pour présenter son projet et convaincre un banquier, le porteur de projet doit élaborer, un compte d’exploitation, un plan de financement, un plan de trésorerie, un prévisionnel pour chiffrer à la fois son chiffre d’affaires et déterminer ainsi son fond de roulement. Je suis d’accord, termes barbares et inhumains.
        Le premier reflexe d’un créateur lorsqu’il détient son idée est de passer directement à l’étape n°3 le business plan et n° 5 la banque ; en négligent totalement les étapes les plus importantes n°1,2 et 4. Je m’explique brièvement
        On ne doit aller voir un expert comptable puis un banquier qu’après après avoir testé son idée en réalisant une étude de marché, ce qui doit être l’étape n°1 (il existe des associations de cadres supérieurs à la retraite qui mettent gratuitement à la disposition des porteurs de projet leurs expériences).
        Cette étude va éclairer le créateur sur les freins et motivations de ses futurs clients, il pourra ainsi éprouver et adapter son idée pour déterminer un chiffre d’affaires voire adapter ou modifier son idée au marché qu’il vient de définir.
        Cette étape terminée, une hypothèse d’installation est alors envisageable c’est l’étape n°2. Ce n’est qu’à ce moment que nous pouvons alors aborder l’étape n° 3, celle du business plan avec un comptable, pourquoi pas ( là encore des retraités comptables mettent leurs expertises gratuitement à la disposition du porteur). Bien souvent la première ébauche du business plan, reste à tort, unique car la démarche est fastidieuse, elle ralentie le jeune créateur qui est impatient. Cette étape doit mettre à l’épreuve le 1ier business plan pour tester, faire varier les paramètres (marge, volume d’affaires…..) et trouver le point mort, pour trouver l’équilibre.
        C’est ici que le projet peut-être présenté à une banque. Le porteur, le repreneur sera ainsi mieux armé. C’est SEULEMENT à cette phase qu’il pourra négocier un prêt INCLUANT UN FINANCEMENT POUR SA TRESORERIE et certainement pas après la création, d’où la déception et l’incompréhension du créateur dont l’entreprise génère du chiffre d’affaires.
        Je sais par expérience que le jeune porteur de projet à tendance à s’appuyer uniquement sur le comptable et le banquier, c’est malheureusement une erreur car ils ont bien souvent qu’une approche chiffrée.
        En lisant tous les post, ils m’évoquent une expression que j’invoque souvent dans mon métier : l’inter-professionnalité et qui peut-être, ici , adaptée à tous :- professionnel, collectivité, politique etc.
        L’inter-professionnalité nécessite à mon sens une aptitude primordiale : l’humilité. C’est-à-dire connaître son seuil de compétence pour pouvoir déléguer.

        L’inter professionnalité permet de faire travailler ensemble des professionnels, des collectivités, des politiques, des associations etc. qui ont une expertise différentes mais complémentaires dans l’intérêt commun bien compris de chacun.
        Vouloir faire vivre le Livradois c’est possible mais en passant par l’entreprise et plus particulièrement la petite et moyenne entreprise

  2. Tout cela est vrai, ce ne sont que des paroles, mais lorsque l’on arrive sur le territoire, ce qui saute immédiatement aux yeux, à mon humble avis, c’est le manque flagrant de moyens de communications.
    -Ambert-Thiers 50km, mais dans le meilleur des cas 1h moyenne approximative 45km/H
    Ambert-clermont, 90km mais 1h30 dans le meilleur des cas moyenne approximative50/km/H
    -commande par internet pour tous les produits qui ne sont pas sur place, deux livraisons par semaine dans le meilleur des cas
    Communication internet, dégroupage en cours.

    A mon humble avis, tant qu’une politique de mise à niveau des moyens de communications physiques ou virtuelles ne sera pas mise en place et développée, faire venir des entreprises relève de la gageure. Je constate par exemple que la portion de route avant Courpière est régulièrement l’objet de travaux, mais cela s’arrête là?

    Oui je pense qu’il faut un réelle volonté politique pour ouvrir une brèche sur cet axe, volonté au niveau local, départemental et régional.

    Je terminerai par cette phrase d’un élu qui a mille fois raisons : »Le fait de ne pas avoir une compétence d’attribution notamment sur les routes n’interdit en rien de s’y intéresser »

    Si on ne commence pas par désenclaver ce territoire, effectivement, ces paroles resteront lettres mortes.

  3. Malheureusement, le climat et la mentalité des purs Ambertois font fuir… Rien ne se développe. Même si certains ont de supers idées. Le soir, dès 18 h, plus personne dans les rues. On croirait le couvre feu. Et ne parlons pas de week-ends ennuyeux à mourir et les lundis où tous les commerçants en ville sont fermés. Ce n’est donc pas qu’une question de moyens de communication. J’en ai acquis la certitude pour y avoir vécu et l’avoir vécu. Rien est fait pour accueillir. Et même si l’on s’installe nous sommes toujours considérés des années après comme ‘l’étranger’. Quand on est jeune, même si on a du travail à Ambert, on va habiter en ville pour ne pas finir comme un futur sauvage qui ne sait plus ce qui se passe au-delà des monts entourant cette belle vallée. Le Livradois deviendra-t-il une réserve ???

  4. L’apogée du Livradois est elle, comme partout dans la France rurale, sous le second empire. A mon sens, la réponse est non ! L’apogée économique et sans doute aussi démographique se situerait plutôt vers 1350, juste avant les épidémies de peste ! Difficile à prouver, car les statistiques du XIV ième, snif, à part la lecture de  » Notes et documents pour servir à l’Histoire du Livradois… » de Lucien DROUOT… Mais si on veut s’en sortir, comme au Rugby, retour aux fondamentaux, conquête en touche et mêlées deviennent reconquêtes liberales dans le bon sens du terme, et abandon rapide de la stratégie corse actuelle …

  5. Pingback: Désignez l’article de l’année 2013 sur le blog Ambert au centre | Ambert au Centre - le site de ceux qui s'engagent vraiment

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