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Hôpital d’Ambert : utilisons-le ! Un bilan plus qu’encourageant.


Une fois encore Olivier DELORME, Président de la Commission Médicale d’Etablissement a répondu favorablement à notre demande de renseignements. L’année dernière, il avait animé une réunion de travail d’Ambert au centre sur le bilan d’étape du projet d’établissement. (https://ambertaucentre.org/2013/04/18/ambert-au-centre-sur-le-terrain-2-olivier-delorme-lhopital-dambert/ et https://ambertaucentre.org/2013/05/18/ambert-au-centre-sur-le-terrain-2-olivier-delorme-compte-rendu-de-reunion/).

Qu’en est-il de la situation en ce début d’année 2014 ?

« La clôture du budget 2013 fait apparaître un retour au quasi équilibre, à 50 000 € près. Nous revenons de loin puisqu’il y avait près de 3 millions de déficit il y a environ cinq ans.

Ce retour à une trésorerie saine,  inespéré au vu de la situation de la plupart des hôpitaux français, est  du à une bonne reprise de l’activité et à un meilleur codage de nos actes qui sont valorisés par la tarification à l’activité.

 Nous avons la chance d’avoir maintenant une journée pleine de psychiatre et une journée pleine d’addictologue par semaine.

Chaque semaine il y a une consultation d’orthopédie-traumatologie, une consultation d’urologue, une consultation de dermatologue, une consultation d’O.R.L., des consultations de gynécologue obstétricien, une consultation de diabétologie, des consultations mémoire et gérontologie, des consultation d’anesthésie et des consultations de gastro-entérologie avec la réalisation de fibroscopies gastriques et de coloscopies, des consultations de pneumologie et de cancérologie, une consultation de néphrologie.

L’activité de radiologie s’est très bien développée avec la reprise de l’activité du cabinet privé d’Ambert qui a fermé.

 L’activité de soins chirurgicaux s’est également bien développée pour le plus grand plaisir des patients qui se font opérer ailleurs qu’à Ambert et qui peuvent y revenir dans de très bonnes conditions et très rapidement pour les soins postopératoires.

 L’activité d’hospitalisation à domicile (HAD) s’est aussi très bien développée et se stabilise entre huit à 10 patients en rythme permanent, ce qui rend un grand service à la population.

 Les passages aux urgences ont pour la première fois dépassé le chiffre des 10 000 (nous étions aux environs de 7500 il y a cinq ans), et l’hôpital est apparu comme un recours pour la permanence des soins dans les horaires de la nuit profonde (minuit à huit heures).

 La population d’Ambert semble avoir bien repris confiance dans l’hôpital et cela se traduit dans tous ces chiffres. Cela nous conforte dans la pertinence de nos choix stratégiques de ces dernières années.

 L’hôpital a passé avec succès le contrôle de la certification de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui permet d’attester que l’on soigne à Ambert avec la même rigueur et selon les mêmes exigences que partout en France.

L’ARS a accepté de financer un peu mieux le SMUR  en augmentant l’enveloppe de 50 000 € par an, et ce de façon reconductible.

La quasi autonomie financière nous renforce et va nous permettre de consacrer plus d’efforts à l’investissement et au renouvellement des matériels et des infrastructures hôtelières.

 Les projets 2014 sont :

 La mise en place  très rapide  (1er mars) de l’informatisation du dossier patient grâce au logiciel Cora, et son développement dans tous les services.

 La poursuite de la réflexion sur la restructuration architecturale (meilleure répartition des services au sein des bâtiments existants avec quelques petits travaux d’aménagement des locaux pour une plus grande efficacité).

 La finalisation du dossier de la demande du scanner, qui s’appuiera sur une collaboration renforcée dans le domaine de l’imagerie entre Ambert, Thiers et Vichy.

 L’inauguration au printemps du Pré Bayle  qui a été complètement remis à neuf (il se voit adjoindre une Unité d’Hospitalisation Renforcée ou UHR).

 Gardons l’hôpital ! Utilisons le !

11 réponses à “Hôpital d’Ambert : utilisons-le ! Un bilan plus qu’encourageant.

  1. Merci docteur olivier Delorme pour ces informations rassurantes sur notre hôpital.
    Pouvez vous nous renseigner sur « les maisons de naissance ».
    Dans ces maisons de naissance, les sages – femmes réalisent des accouchements non médicalisés et sans péridurale, pour des femmes sans problème sur le plan médical .
    Cette structure peut’elle être installée à Ambert.?

    • Je me renseignerai
      S’agit il d’expériences françaises ?
      Tout accouchement ayant un risque théorique de complication imprévue il me semble que la proximité d’un gynécologue- obstétricien et d’un anesthésiste-réanimateur reste un facteur de sécurité important qui a permis de diminuer fortement la mortalité périnatale.
      Nous n’en disposons pas à temps complet à Ambert

      • C’est marrant, j’avais lancé une piste dans cette direction lors des cantonales de 2011. L’avenir nous permettra-t-il de voir cela ? Stéphanie Grangemard peut peut-être rebondir sur cette question ?

  2. <<>>
    Tout patient en risque chirurgical aigu il me semble que la proximité d’un chirurgien général et d’un anesthésiste-réanimateur reste un facteur de sécurité important qui permet de diminuer fortement la mortalité.
    Nous n’en disposons pas à temps complet à Ambert

  3. nous adressons donc les patients aux structures qui disposent de ces praticiens

  4. Monsieur Delorme président de la CME,
    3 questions simples:
    -Sur les 27 entrées journalières en moyenne aux urgences combien nécessitent-elles la réalisation d’un scanner et avez-vous chiffré le nombre de scanners qui pourraient être faits hors hospitalisation (à la demande de médecins de ville par exemple)?
    -Le coût d’un examen par scanner sur Ambert a-t-il été chiffré par rapport au même examen sur Thiers par ex (frais de personnel, de transport, d’entretien du matériel…)?
    -Qu’entendez-vous par un retour très rapide des patients en post-op? Plusieurs patients opérés à Thiers se sont vu refuser la possibilité de passer la première nuit (voire les 2 suivantes si hospitalisation de courte durée) à Ambert? En effet pour la même intervention, si on propose l’opération à Ambert il y a obligation de rentrer chez soi le soir (soins ambulatoires),; si le patient souhaite rester une nuit à l’hôpital (personne vivant seule, éloignement géographique) il doit se faire opérer sur Thiers . N’y-a-t-il pas là incohérence alors que sur Ambert existent un service de chirurgie, une UHCD et un médecin urgentiste? L’hôpital de Thiers ne tire-il pas avantage de cette situation au détriment des patients?

  5. Cher « patient lambda »,

    L’équilibre financier de l’opération « scanner à Ambert » est atteint par la mutualisation de la permanence de radiologie entre Thiers et Ambert (et pourquoi pas un ou plusieurs autres établissements) grâce à la télétransmission des images de (ou vers) Ambert, et la suppression des dépenses de transport des patients. En effet, en moyenne sur 2010, 2011 et 2012, pour 1€ d’examen scanner réalisé, le CH d’Ambert dépense environ 1,33€ de transport…

    Il est prévu, au delà des examens réalisés pour les patients hospitalisés (ceux qui coûtent des transports à l’hôpital) un volume d’au moins 550 examens réalisés annuellement soit 10 à 11 examens hebdomadaires, (fourchette basse si l’on tient compte seulement des patients issus du bassin d’Ambert adressés actuellement au scanner de Thiers); si on y ajoute les patients du bassin d’Ambert adressés actuellement ailleurs qu’à Thiers (Clermont Ferrand, Montbrison, Le Puy, Issoire) par les médecins de ville ou les institutions pour personnes âgées, on double ce chiffre pour atteindre 1100 patients par an soit 20 à 22 examens hebdomadaires.

    Bien entendu, cet équilibre financier prend en compte les frais de maintenance, l’emprunt pour acquérir la machine, et le personnel qui va avec.
    Donc, au minimum, l’hôpital d’Ambert n’y perdrait absolument pas financièrement, mais tout porte à croire qu’il serait largement bénéficiaire dans l’installation du scanner, jusqu’à 100 000 à 200 000 euros par an.

    En ce qui concerne les retours rapides post-opératoires, il y a deux cas de figure:

    Soit l’intervention permet une prise en charge en ambulatoire et elle est alors proposée (si le patient ne vit pas seul si c’est sous anesthésie générale), en ambulatoire, soit à Ambert si les installations et le programme du bloc le permettent, soit à Thiers.

    Soit l’intervention est trop lourde (ou le patient trop à risque ou isolé à son domicile) pour proposer une prise en charge en ambulatoire et le patient reste quelques jours en surveillance à Thiers, avant de regagner l’hôpital d’Ambert si c’est nécessaire, ou son domicile si son état le permet.
    Dans cette situation c’est la sécurité du patient qui prime.

    Il nous est arrivé assez souvent de recevoir des patients le lendemain de l’intervention chirurgicale dans le service de soins chirurgicaux d’Ambert, et on nous en a même ramenés le jour même de l’intervention…
    Tout est conditionné par les places disponibles à Ambert dans le service de soins chirurgicaux au moment ou le chirurgien opérateur déclare le patient « hors danger »; tant qu’il existe un doute chirurgical, l’opéré reste sous la surveillance rapprochée du chirurgien opérateur.

    Mais c’est bien le chirurgien (et non le patient) qui décide si une intervention se fera en ambulatoire, et qui décide, si ce n’est pas le cas, de la durée de surveillance sur site ou du retour à Ambert, et c’est toujours dans l’intérêt du patient, et non à son détriment.

  6. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce que vous avancez pour les suites post- op ou du moins, ça ne se passe pas comme ça dans tous les cas. En effet, il est arrivé plus d’une fois, qu’on dise au patient que s’il souhaite être opéré à Ambert (ce que son intervention permet) , il faut qu’il sorte le soir (structure ne pouvant pas le garder la nuit) et qu’en conséquent , s’il souhaite être hospitalisé pour une nuit (vit seul part exemple) il doit être opéré à Thiers et y rester!

  7. Je suis désolé, je n’ai pas été assez clair.
    La seule autorisation de chirurgie qui persiste à Ambert (au vu de la pénurie d’anesthésiste qui a conduit à la fermeture des soins intensifs) est celle de la chirurgie ambulatoire. L’ARS s’est laissé convaincre de la possibilité de rendre ce service aux ambertois en toute sécurité, et dans le respect des recommandations actuelles de la science.
    Cela implique que tout patient devant rester la nuit qui suit l’intervention soit hospitalisé ailleurs qu’à Ambert; en cas de complication ou de décès post opératoire, nous serions indéfendables d’avoir passé outre ce respect du caractère ambulatoire.
    C’est encore une fois une question de sécurité.
    Bien cordialement

  8. aide soignante bassin ambertois

    j ai lu que la restructuration architecturale était un projet pour 2014.Est il prévu d améliorer les locaux du centre périnatale et une augmentation de son effectif?Personnellement , j ai été patiente en 2012 et le personnel demeure professionnel,attentif voire devoué.Cependant , les locaux sont austères alors qu’on parle de naissance ,un evénement heureux.

  9. l’amélioration des locaux est prévue, avec une localisation différente.
    En ce qui concerne l’effectif, une sage-femme assure la permanence des jours ouvrables et un gynécologue obstétricien vient plusieurs fois dans la semaine; je ne pense pas que cela se modifie à court terme.

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