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La peur de l’autre


Aujourd’hui se pose un problème, un problème dont tout le monde parle, sur lequel tout le monde à un avis, une solution et je ne sais quoi encore. Alors que je me promenais par ci et par là, je me suis rendu compte que j’étais moi-même un étranger.

Etranger à la ville, étranger au département, à la région, voire au pays à ce pays que j’aime tant. Ma prise de conscience est venue du fait que n’étant pas d’ici certains se sont mis à me parler, car eux même  ne se considéraient pas d’ici,  car ceux qui sont d’ici leur faisait remarquer  qu’ils n’étaient  pas d’ici.

En approfondissant le phénomène j’ai constaté que n’étaient pas d’ici même ceux qui étaient nés ici mais qui étaient  partis pour diverses raisons  et qui étaient  revenus, n’étaient pas d’ici ceux dont la famille était  du village ou d’une autre vallée. En un mot dès que l’on agrandit le cercle on s’aperçoit que nous sommes tous l’étranger de quelqu’un car le système ne supporte pas la différence.

Le pire c’est que certains ont le sentiment que s’ils demandent quelque chose cela leur sera refusé car ils ne sont pas d’ici, certains commerces ont le sentiment que n’étant pas d’ici leurs problèmes ne sont pas pris en compte du fait qu’ils ne sont pas d’ici.

Ce mal être est de plus totalement absurde car souvent ces gens qui viennent d’ailleurs veulent créer des richesses,  des emplois dans la région et souvent comme  ils sont découragés ils partent sous des cieux plus accueillants, mais des cieux plus accueillants, cela existent-ils ?

Je sais bien que beaucoup vont me dire que ce n’est pas vrai, que c’est de leur faute et cela est tout à fait possible mais je comparerai cela à l’insécurité et au sentiment d’insécurité. Il n’est pas important que cela soit totalement vrai car seul compte le ressentit!

On m’a conté cette histoire : Il y avait un médecin d’origine corse qui s’était installé dans une région et qui était mort dans ce coin qu’il avait choisi. Les gens l’aimaient beaucoup, il avait une bonne clientèle, mais m’a dit quelqu’un  il était aimé mais il n’était pas accepté…

 “Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort.”

« Car c’est le Seigneur votre Dieu qui est le Dieu des dieux et le Seigneur des Seigneurs, le Dieu grand, puissant et redoutable, l’impartial et l’incorruptible, qui rend justice à l’orphelin et à la veuve, et qui aime l’émigré en lui donnant du pain et un manteau »
(Dt 10, 17-18).

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