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GENERATION Y GENERATION Z


3 réponses à “GENERATION Y GENERATION Z

  1. Tout simplement MERCI !Philippe pour cette vidéo

  2. Le " Toujours moins ! " peut disparaître

    Merci Philippe, la vidéo était un peu longue, mais cela vaut vraiment le coup ! Si jamais X, Y, Z s’allient, alors la génération Baby Boom n’a qu’à bien se tenir, car après 40 ans de règne sans partage, la réforme sera… enfin là !

  3. Voici un texte daté de 2012 et qui peut donner une autre idée de cette « génération ».

    « Nous sommes né-e-s après Tchernobyl, tandis que nos parents disaient « plus jamais ça ». Ils-Elles n’ont pas su empêcher qu’en 2011, il y ait Fukushima. On nous appelle avec dédain « génération Y », à cause de la forme des écouteurs autour du cou. Nous serions apathiques et déboussolé-e-s, fruit des nouvelles technologies et d’internet. Pourtant si toute une frange de nos aîné-e-s ont accepté sans broncher l’idée de vivre les derniers temps de la vie sur terre, nous ne nous y résoudrons pas. Nous avons choisi de vivre et de nous battre. On nous parle de s’envoler vers des « exo-planètes » quand celle où nous sommes sera souillée, alors que certain-e-s d’entre nous ont déjà du mal à rentrer chez eux-elles faute de bus. Depuis la petite école on nous « sensibilise » : il faut trier la poubelle, éteindre la lumière, faire preuve de civisme. Et puis les mêmes prêcheurs-euses arrivent avec leurs gros sabots et dégueulassent nos petits efforts à coup de béton, de pesticides, de nucléaire. Mais tout ça, c’est pour « la croissance », qui finit par devenir « l’obésité » d’un système qui ne voit pas arriver la crise de foie planétaire. Nous arrivons dans le merdier sans promesse d’embauche, et l’embauche d’ailleurs, est-ce que ça donne un sens au travail qu’on fait ? On veut des métiers, on nous livre en chair à tout faire, six mois par ci, trois mois par là… Il faudra aller un peu à Lille, un peu à Marseille, puis vivre dans sa voiture dans les périodes creuses. Cette « précarité » sera par extension celle du logement aussi, et la pauvreté deviendra plus criante, là où nos ancêtres savaient la compenser par accumulation de stratagèmes, de liens de voisinages, d’outillage et de stock, de conserves, de jardin… On nous dit pourri-e-s gaté-e-s parce qu’on voit des téléphones dans nos poches, mais le capitalisme nous a rendu pauvres en autonomie, en liens de solidarité, en liberté aussi, autant de petits riens qui séparent le simple du miséreux. Nos parents ont travaillé dur pour consommer : ils ont maintenant le cancer et la nature est mise à sac. Cette trajectoire ne peut pas nous intéresser : s’épuiser à nuire à l’interêt commun en attendant son tour en chimiothérapie. Tu fera un exposé sur l’énergie renouvelable, le commerce équitable ou l’agriculture bio, tu auras une bonne note mais pendant ce temps là se tiendra une énième conférence internationale sur le climat à Doah, à Copenhague ou à Paris sans que la moindre mesure ne soit prise. En rentrant chez lui en avion, un élu de province survolant sa ville se dira « tiens, ma ville est petite vue du ciel, il faudrait l’agrandir ! » et il fera construire un deuxième, ou un troisième aéroport, un stade de foot, une tour. La génération « Y » se fout de la visibilité internationale, nous ne sommes pas en concurrence avec les peuples du monde. Les terres agricoles en revanche sont en concurrence avec le béton et les aéroports. En 2012, alors que la date d’une soi-disant fin du monde approche, la lutte pour la vie a pris un nouvel essor à Notre-Dame des Landes, sur le site du futur aéroport inutile de la région nantaise. Ce mouvement d’occupation et de résistance locale prend une dimension plus générale avec la création de comités de soutien partout en France, et aussi à l’étranger. Compter sur une croissance du transport aérien en dit long sur les ambitions écologiques actuelles. Les uns disaient que l’homosexualité était contre-nature, ils développaient le clonage et les OGM. Les autres disent que « l’énergie est notre avenir, économisons-la » et ils construisent des aéroports. Nous n’avons aucune confiance en eux-elles pour organiser nos vies ! Barrons-leur la route dans les bois, dans les champs, dans nos lycées, dans nos facs !

    La génération « Y » »

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