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Hôpital d’Ambert : menace sur la ligne de SMUR ?!?


l-enfant-fâché-se-trouve-sur-l-étage-10280181Généralement, à l’hôpital d’Ambert, les changements de directeur sont suivis de « réorganisations » qu’on n’a que rarement vu aller dans le bon sens.

Là, curieusement, le nouveau directeur est précédé par une rumeur assez étonnante : le souhait de compenser les difficultés financières de l’hôpital par la fermeture nocturne de la ligne de SMUR !?! (http://www.ch-ambert.fr/index.asp?id=22) ; Quand on sait que c’est le non-versement de l’aide dûe pour la seconde qui créent les premières, c’est quand même un comble !

Franchement, il a fallu plusieurs remontées d’information dans le même sens pour que cet article trouve sa justification : les coups tordus ont horreur de la lumière médiatique. Le comité de surveillance de vendredi matin devrait, nous l’espérons, rassurer.

Dernièrement, les élus locaux, notamment ambertois, ont tenu à rester particulièrement « soft » pour demander gentiment à l’ARS, afin de ne surtout pas contrarier, de bien vouloir avoir l’extrême générosité d’allouer un scanner à l’hôpital d’Ambert. Avec le succès que l’on sait : le scanner a été déployé ailleurs. Mais au moins, on est resté très polis et très gentils… façon bisounours…

Une chose est sûre : à Ambert au centre au moins, nous ne resterons pas au stade de la simple dénonciation polie histoire de ne fâcher personne. Il y a eu des précédents, pour le guichet de la gare par exemple, et si cette folle rumeur se confirmait ne comptez pas sur nous pour rester les bras croisés ici à attendre. Nous sommes preneurs de toutes les informations utiles, évidemment et désormais les projecteurs sont éclairés sur ce dossier ultra-sensible.

En attendant, Bienvenue à Ambert, Monsieur le Directeur… pour œuvrer au développement de notre territoire.

Commentaire proposée par Michelle LAURENT (grand merci pour le temps passé !) que j’associe à part entière à cet article  :

Quelques informations qui peuvent êtres utiles à celles ou ceux qui veulent sauver les urgences du centre hospitalier d’Ambert …Je m’excuse pour la longueur de mon texte…

Le 7 septembre 2015, nous avons alerté l’ensemble des mairies et des élus du bassin d’Ambert ainsi que la presse avec le document suivant suite au rapport Grall

 » Après le rapport Vallencien qui a détruit notre service de chirurgie
le rapport Grall condamne les urgences
L’histoire se répète, avec les mêmes méthodes, le même cynisme et le même mépris des usagers et des professionnels de santé
Comme pour les maternités ou les services de chirurgies, elle commence par un rapport ou une étude émanant d’une personne ou d’un groupe de personnes soit disant qualifiées, jeté en pâture aux hospitaliers, aux élus locaux et à la population.(rapport GRALL)
Le critère servant d’argument et de prétexte est le même : le niveau d’activité pris en compte à un moment donné est inférieur à un seuil fixé arbitrairement de façon à atteindre les cibles que le ministère a préalablement définies : 300 accouchements par an pour les maternités, 1000 actes par an et par praticien en chirurgie, et aujourd’hui 10 000 passages par an pour un service d’accueil des urgences.
Le but poursuivi est le même : Par cette opération de communication, qui sera largement relayée ultérieurement, il faut faire entrer dans l’inconscient collectif l’idée que ces structures présentent une tare majeure qui n’a d’autre issue que leur fermeture.
Les effets induits sont les mêmes :Malgré les démentis ministériels qui suivent systématiquement la présentation de ces rapports, le doute s’instaure. Le maintien des services qui y sont mentionnés apparaît comme incertain. Face à la perspective d’une fermeture plus ou moins proche, les praticiens s’en détournent. Faute d’un effectif médical suffisant et stable, les conditions de fonctionnement se dégradent, provocant en retour une fuite accrue de patients, une baisse de l’activité, une diminution des recettes qui en résultent via la T2A, des déséquilibres financiers et une perte d’attractivité qui fragilisent tout l’hôpital.
L’arbitraire est le même : Les soignants, les élus et les usagers sont systématiquement exclus. Au mieux, en application des dispositions de la loi « Bachelot » auxquelles le projet de loi Santé n’apporte aucune modification, ils sont consultés pour émettre un avis que personne n’est tenu de prendre en compte.
La méthode est la même : Elle consiste, soit disant au nom de l’intérêt général, à proposer une alternative, en remplacement du service fermé : un centre périnatal de proximité à la place d’une maternité, de la chirurgie ambulatoire à la place de la chirurgie de plein exercice, l’accueil de soins non programmés pour les urgences. Ces services de substitution ne fournissent pas les mêmes prestations que ceux qu’ils sont censés remplacer d’où, à nouveau, un recul des praticiens, des fuites de patients, des baisses d’activité et de recettes, des atteintes à l’image et à l’attractivité de l’hôpital qui aboutissent parfois à leur fermeture.
Il s’agit, une fois de plus, d’une entreprise délibérée de laminage du service public hospitalier initiée par le ministère de la Santé, qui accentuera la désertification médicale et les inégalités d’accès aux soins et va, de façon scandaleuse, à l’encontre de la promesse que le Président Hollande a faite à Dijon le 11 mars 2013 : « L’hôpital public, en liaison avec
les médecins de villes, doit assurer l’accueil en urgence dans un délai qui ne peut excéder trente minutes ».
Le remplacement d’un service d’accueil des urgences par un service d’accueil des soins non programmés fait disparaître l’obligation de disposer d’urgentistes et la contrainte d’une ouverture 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
Pour les populations concernées, il aboutit inexorablement à des temps d’accès plus longs pour les soins appropriés à leur état, à des frais de déplacement accrus, à des pertes de chances induisant une augmentation du nombre de séquelles et de morts évitables et à une mise en danger de la vie d’autrui.
Avec la Coordination Nationale des Maternité et hôpitaux de proximité DEHBA dénonce les orientations et les méthodes de cette politique de santé, maintient son exigence d’un service public de santé doté des moyens techniques, financiers et humains lui permettant d’assurer un accès aux soins pour tous sur tout le territoire et appelle à la résistance face à ces menaces scandaleuses et iniques.
La santé humaniste et solidaire pour laquelle nous militons ne peut se réduire à des questions de flux ou de pénurie de professionnels  »

et j’ajouterais à des problèmes de budget….

Lire sur internet article du 31/08/205 intitulé « des services d’urgence menacé en Auvergne et limousin »

dont j’extrais les propos du directeur du moment

…Guilhem Allègre, directeur des centres hospitaliers de Thiers et d’Ambert explique : « J’ai eu accès vendredi au rapport du docteur Jean-Yves Grall, …. Il ne cible pas un service plus qu’un autre, ce qui est exposé ce sont des hypothèses de travail. Ça n’est qu’un rapport avec des actions hypothétiques qui n’entre pas dans les cas particuliers ». L’hôpital d’Ambert a enregistré 9.934 passages en 2014 dans ses urgences mais « l’activité progresse de 2 à 5 % tous les ans. En 2015, nous devrions dépasser la barre des 10.000 ».
Une hausse régulière que le CH connaît depuis « 4 ou 5 ans » Concernant la carte mise en ligne par le figaro.fr, Guilhem Allègre regrette qu’elle soit « statique, il n’y a pas de différences entre les établissements qui reçoivent 8.000 ou 9.500 patients, il n’y a aucun élément de progression. Des éléments manquent. Cependant, si ça n’est qu’une question de seuil, nous serons au-dessus des 10.000 en 2015 (…) Il ne faut pas en faire qu’une question de seuil mais d’organisation. Il y a beaucoup d’arguments en notre faveur ».
Pour lui donc « pas de menace directe. J’ai vu la lettre de mission du docteur Grall, c’est une base de travail pour les ARS autour des actions de territorialisation des urgences ». Un secteur que connaissent bien les établissements de Thiers ou d’Ambert, qui mènent déjà des actions de mutualisation entre eux ou avec Vichy dans le cadre de la future Communauté hospitalière de Territoire (CHT)… »

Mme le maire d’Ambert a donné réponse (elle n est pas inquiète, rassurée par le démenti de Marisol Touraine).
Nous avons seulement connaissance du vote d’ une motion pour le maintien du service d’urgence le 4 décembre 2015 en Mairie de BAFFIE…
.
Et n’oublions pas la mutualisation avec vichy qui nous réserve encore bien des mauvaises surprises dans le cadre du texte de loi sur les groupements hospitaliers de territoire (GHT)
Et surtout interrogeons nous sur la pyramide des âges des médecins du centre hospitaliers d’Ambert..et comment attirer des professionnels dans un territoire(où l’on vit bien) mais qui perd ses services publics.et où les commerces ont du mal à se maintenir…

Je reprend mon argumentation précédente pour complément d’information avec un extrait du projet medical territoire Thiers Ambert 2012-2016

page 11…. LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES ET LES PRINCIPALES LIGNES DIRECTRICES DU PROJET D’ETABLISSEMENT)
Je cite :
‘’L’activité d’urgences/SMUR et d’anesthésie surveillance continue est indispensable sur les deux sites:
L’accueil et le traitement dans les 2 services d’urgences se révèlent de plus en plus nécessaires à plusieurs titres pour :
– ne pas pénaliser des populations enclavées et vieillissantes ;
– permettre une PEC la plus précoce possible des urgences « vraies » (AVC, syndrome coronarien, pathologies neurochirurgicales …) selon les recommandations nationales et internationales ;
– permettre une collaboration étroite avec la PDS : faute de structure type SOS sur tout le territoire, de 24 heures à 8 heures du matin, seuls ces 2 services symbolisent la présence médicale ;
– permettre l’accueil H 24 des patients, pour un bilan aussi exhaustif que possible, notamment pour les personnes âgées peu mobiles ;
– favoriser une orientation précoce des urgences chirurgicales vers le praticien le plus adapté en médicalisant si besoin le transport.

Les 2 lignes de garde se trouvent pleinement justifiées H 24, avec la nécessité de renforcer la présence paramédicale, notamment nocturne.

Des conventions de PEC spécialisées sont établies entre les 2 sites et le CH de Vichy, le CHRU de Clermont Ferrand, voire Lyon pour les grands brûlés.
A ce titre, l’absence de scanner à Ambert ne correspond pas aux recommandations de l’HAS.

L’activité des 2 équipes de SMUR est indissociable et complémentaire de la PEC des urgences, en amont de celles-ci, afin :
-d’effectuer les premiers soins urgents, d’autant que le plateau technique d’Ambert ne permet plus la PEC des urgences chirurgicales ni gynéco-obstétricales,
– d’assurer un transport médicalisé rapide sur d’autres plateaux techniques, le cas échéant, y compris en secondaire surtout pour Ambert.
Il faut donc assurer une dotation H 24 séniorisée du SMUR d’Ambert, actuellement sous doté financièrement. »

Le projet médical est en ligne sur le site du centre hospitalier et en ce qui concerne les urgences et le SMUR et on y retrouve tout un développement sur les points forts et les points faibles de ce service(pages50 à 54) entre autre

: »L’étendue du territoire de santé et la mauvaise qualité du réseau routier nécessite le maintien de deux SMUR pour assurer des délais d’intervention conforme aux préconisations nationales.  »

Deux services d’Urgences – SMUR sont implantés sur ce territoire Ils sont distants de 52 kms (route de moyenne montagne), soit à 56 minutes l’un de l’autre en saison favorable. La population du territoire couvert est de 74 000 habitants (INSEE 2006). Selon les données 1999 :
– Thiers : 13 353 Habitants dont 25% de plus de 60 ans
– Ambert : 7 312 Habitants dont 28% de plus de 60 ans.
Le territoire Thiers-Ambert est caractérisé par :
– une balance migratoire négative,
– une population vieillissante,
– un taux de chômage élevé (>10 %),
– des moyens de communications difficiles.

Pour terminer, selon mes informations des menaces sur les Smur et les urgences pèsent (avec quelquefois des fermetures la nuit notamment l’été dernier)à Valognes, à Firminy,à Thonon les bains, à Nantes la jolie, à Condom, à Grandville…… etc…DONC A SURVEILLER ….

3 réponses à “Hôpital d’Ambert : menace sur la ligne de SMUR ?!?

  1. Quelques informations qui peuvent êtres utiles à celles ou ceux qui veulent sauver les urgences du centre hospitalier d’Ambert …Je m’excuse pour la longueur de mon texte…

    Le 7 septembre 2015, nous avons alerté l’ensemble des mairies et des élus du bassin d’Ambert ainsi que la presse avec le document suivant suite au rapport Grall

     » Après le rapport Vallencien qui a détruit notre service de chirurgie
    le rapport Grall condamne les urgences
    L’histoire se répète, avec les mêmes méthodes, le même cynisme et le même mépris des usagers et des professionnels de santé
    Comme pour les maternités ou les services de chirurgies, elle commence par un rapport ou une étude émanant d’une personne ou d’un groupe de personnes soit disant qualifiées, jeté en pâture aux hospitaliers, aux élus locaux et à la population.(rapport GRALL)
    Le critère servant d’argument et de prétexte est le même : le niveau d’activité pris en compte à un moment donné est inférieur à un seuil fixé arbitrairement de façon à atteindre les cibles que le ministère a préalablement définies : 300 accouchements par an pour les maternités, 1000 actes par an et par praticien en chirurgie, et aujourd’hui 10 000 passages par an pour un service d’accueil des urgences.
    Le but poursuivi est le même : Par cette opération de communication, qui sera largement relayée ultérieurement, il faut faire entrer dans l’inconscient collectif l’idée que ces structures présentent une tare majeure qui n’a d’autre issue que leur fermeture.
    Les effets induits sont les mêmes :Malgré les démentis ministériels qui suivent systématiquement la présentation de ces rapports, le doute s’instaure. Le maintien des services qui y sont mentionnés apparaît comme incertain. Face à la perspective d’une fermeture plus ou moins proche, les praticiens s’en détournent. Faute d’un effectif médical suffisant et stable, les conditions de fonctionnement se dégradent, provocant en retour une fuite accrue de patients, une baisse de l’activité, une diminution des recettes qui en résultent via la T2A, des déséquilibres financiers et une perte d’attractivité qui fragilisent tout l’hôpital.
    L’arbitraire est le même : Les soignants, les élus et les usagers sont systématiquement exclus. Au mieux, en application des dispositions de la loi « Bachelot » auxquelles le projet de loi Santé n’apporte aucune modification, ils sont consultés pour émettre un avis que personne n’est tenu de prendre en compte.
    La méthode est la même : Elle consiste, soit disant au nom de l’intérêt général, à proposer une alternative, en remplacement du service fermé : un centre périnatal de proximité à la place d’une maternité, de la chirurgie ambulatoire à la place de la chirurgie de plein exercice, l’accueil de soins non programmés pour les urgences. Ces services de substitution ne fournissent pas les mêmes prestations que ceux qu’ils sont censés remplacer d’où, à nouveau, un recul des praticiens, des fuites de patients, des baisses d’activité et de recettes, des atteintes à l’image et à l’attractivité de l’hôpital qui aboutissent parfois à leur fermeture.
    Il s’agit, une fois de plus, d’une entreprise délibérée de laminage du service public hospitalier initiée par le ministère de la Santé, qui accentuera la désertification médicale et les inégalités d’accès aux soins et va, de façon scandaleuse, à l’encontre de la promesse que le Président Hollande a faite à Dijon le 11 mars 2013 : « L’hôpital public, en liaison avec
    les médecins de villes, doit assurer l’accueil en urgence dans un délai qui ne peut excéder trente minutes ».
    Le remplacement d’un service d’accueil des urgences par un service d’accueil des soins non programmés fait disparaître l’obligation de disposer d’urgentistes et la contrainte d’une ouverture 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
    Pour les populations concernées, il aboutit inexorablement à des temps d’accès plus longs pour les soins appropriés à leur état, à des frais de déplacement accrus, à des pertes de chances induisant une augmentation du nombre de séquelles et de morts évitables et à une mise en danger de la vie d’autrui.
    Avec la Coordination Nationale des Maternité et hôpitaux de proximité DEHBA dénonce les orientations et les méthodes de cette politique de santé, maintient son exigence d’un service public de santé doté des moyens techniques, financiers et humains lui permettant d’assurer un accès aux soins pour tous sur tout le territoire et appelle à la résistance face à ces menaces scandaleuses et iniques.
    La santé humaniste et solidaire pour laquelle nous militons ne peut se réduire à des questions de flux ou de pénurie de professionnels  »

    et j’ajouterais à des problèmes de budget….

    Lire sur internet article du 31/08/205 intitulé « des services d’urgence menacé en Auvergne et limousin »

    dont j’extrais les propos du directeur du moment

    …Guilhem Allègre, directeur des centres hospitaliers de Thiers et d’Ambert explique : « J’ai eu accès vendredi au rapport du docteur Jean-Yves Grall, …. Il ne cible pas un service plus qu’un autre, ce qui est exposé ce sont des hypothèses de travail. Ça n’est qu’un rapport avec des actions hypothétiques qui n’entre pas dans les cas particuliers ». L’hôpital d’Ambert a enregistré 9.934 passages en 2014 dans ses urgences mais « l’activité progresse de 2 à 5 % tous les ans. En 2015, nous devrions dépasser la barre des 10.000 ».
    Une hausse régulière que le CH connaît depuis « 4 ou 5 ans » Concernant la carte mise en ligne par le figaro.fr, Guilhem Allègre regrette qu’elle soit « statique, il n’y a pas de différences entre les établissements qui reçoivent 8.000 ou 9.500 patients, il n’y a aucun élément de progression. Des éléments manquent. Cependant, si ça n’est qu’une question de seuil, nous serons au-dessus des 10.000 en 2015 (…) Il ne faut pas en faire qu’une question de seuil mais d’organisation. Il y a beaucoup d’arguments en notre faveur ».
    Pour lui donc « pas de menace directe. J’ai vu la lettre de mission du docteur Grall, c’est une base de travail pour les ARS autour des actions de territorialisation des urgences ». Un secteur que connaissent bien les établissements de Thiers ou d’Ambert, qui mènent déjà des actions de mutualisation entre eux ou avec Vichy dans le cadre de la future Communauté hospitalière de Territoire (CHT)… »

    Mme le maire d’Ambert a donné réponse (elle n est pas inquiète, rassurée par le démenti de Marisol Touraine).
    Nous avons seulement connaissance du vote d’ une motion pour le maintien du service d’urgence le 4 décembre 2015 en Mairie de BAFFIE…
    .
    Et n’oublions pas la mutualisation avec vichy qui nous réserve encore bien des mauvaises surprises dans le cadre du texte de loi sur les groupements hospitaliers de territoire (GHT)
    Et surtout interrogeons nous sur la pyramide des âges des médecins du centre hospitaliers d’Ambert..et comment attirer des professionnels dans un territoire(où l’on vit bien) mais qui perd ses services publics.et où les commerces ont du mal à se maintenir…

  2. Je reprend mon argumentation précédente pour complément d’information avec un extrait du projet medical territoire Thiers Ambert 2012-2016 page 11…. LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES ET LES PRINCIPALES LIGNES DIRECTRICES DU PROJET D’ETABLISSEMENT)
    Je cite :
    ‘’L’activité d’urgences/SMUR et d’anesthésie surveillance continue est indispensable sur les deux sites:
    L’accueil et le traitement dans les 2 services d’urgences se révèlent de plus en plus nécessaires à plusieurs titres pour :
    – ne pas pénaliser des populations enclavées et vieillissantes ;
    – permettre une PEC la plus précoce possible des urgences « vraies » (AVC, syndrome coronarien, pathologies neurochirurgicales …) selon les recommandations nationales et internationales ;
    – permettre une collaboration étroite avec la PDS : faute de structure type SOS sur tout le territoire, de 24 heures à 8 heures du matin, seuls ces 2 services symbolisent la présence médicale ;
    – permettre l’accueil H 24 des patients, pour un bilan aussi exhaustif que possible, notamment pour les personnes âgées peu mobiles ;
    – favoriser une orientation précoce des urgences chirurgicales vers le praticien le plus adapté en médicalisant si besoin le transport.

    Les 2 lignes de garde se trouvent pleinement justifiées H 24, avec la nécessité de renforcer la présence paramédicale, notamment nocturne.

    Des conventions de PEC spécialisées sont établies entre les 2 sites et le CH de Vichy, le CHRU de Clermont Ferrand, voire Lyon pour les grands brûlés.
    A ce titre, l’absence de scanner à Ambert ne correspond pas aux recommandations de l’HAS.

    L’activité des 2 équipes de SMUR est indissociable et complémentaire de la PEC des urgences, en amont de celles-ci, afin :
    -d’effectuer les premiers soins urgents, d’autant que le plateau technique d’Ambert ne permet plus la PEC des urgences chirurgicales ni gynéco-obstétricales,
    – d’assurer un transport médicalisé rapide sur d’autres plateaux techniques, le cas échéant, y compris en secondaire surtout pour Ambert.
    Il faut donc assurer une dotation H 24 séniorisée du SMUR d’Ambert, actuellement sous doté financièrement. »

    Le projet médical est en ligne sur le site du centre hospitalier et en ce qui concerne les urgences et le SMUR et on y retrouve tout un développement sur les points forts et les points faibles de ce service(pages50 à 54) entre autre

    : »L’étendue du territoire de santé et la mauvaise qualité du réseau routier nécessite le maintien de deux SMUR pour assurer des délais d’intervention conforme aux préconisations nationales.  »

    Deux services d’Urgences – SMUR sont implantés sur ce territoire Ils sont distants de 52 kms (route de moyenne montagne), soit à 56 minutes l’un de l’autre en saison favorable. La population du territoire couvert est de 74 000 habitants (INSEE 2006). Selon les données 1999 :
    – Thiers : 13 353 Habitants dont 25% de plus de 60 ans
    – Ambert : 7 312 Habitants dont 28% de plus de 60 ans.
    Le territoire Thiers-Ambert est caractérisé par :
    – une balance migratoire négative,
    – une population vieillissante,
    – un taux de chômage élevé (>10 %),
    – des moyens de communications difficiles.

    Pour terminer, selon mes informations des menaces sur les Smur et les urgences pèsent (avec quelquefois des fermetures la nuit notamment l’été dernier)à Valognes, à Firminy,à Thonon les bains, à Nantes la jolie, à Condom, à Grandville…… etc…DONC A SURVEILLER ….

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