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Le journal La Montagne m’interroge sur la situation politique actuelle : la réponse est claire.


Je tiens à remercier sincèrement celles et ceux qui prennent la peine de construire un débat particulièrement argumenté en réponse à cet article que j’ai posé il y a quelques jours.

Grâce à vous, on se dit qu’on sert parfois à quelque chose…

Michel SAUVADE - chronique démocrate auvergnate

  • Je ne me sens nullement concerné par la décision personnelle de François Bayrou de soutenir Emmanuel Macron, bien que je sois vice-président du MoDem 63 et conseiller national. Un conseil national aura justement lieu demain matin au siège du MoDem à 9 h et permettra de clarifier la position des uns et des autres.
  • Pour ma part je ne me reconnais pas dans l’émergence d’un parti social démocrate derrière Emmanuel Macron. Nous assistons là à la recomposition de la gauche, suite à l’explosion de son organisation actuelle. Saluons cependant la capacité à permettre l’engagement nouveau de citoyens qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle.
  • François Fillon a été légitimé par le résultat sans ambiguïté du vote à la primaire de la Droite et du Centre. Comptant parmi les premiers soutiens d’Alain Juppé dans le Puy de Dôme, j’ai reconnu sans hésitation cette légitimité.
  • Dans le contexte actuel c’est donc à…

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12 réponses à “Le journal La Montagne m’interroge sur la situation politique actuelle : la réponse est claire.

  1. Je ne peux pas me résoudre à soutenir Fillon
    Je ne peux me résoudre évidemment a laisser
    le FN tutoyer l’a présidence
    Je ne peux pas ne pas me féliciter d’un rapprochement d’hommes et de femmes de sensibilités différentes
    Je ne peux pas me résoudre a voir dans la démarche d’En Marche la reconstitution d’un parti socialiste
    Je ne peux pas ne pas vous inviter à lire le programme d’En Marche vous y trouverez matière à réflexion et peut être à adhésion

    • Ambert au centre, c’est d’abord un espace de débat : la preuve.

    • Entièrement d’accord; même si pour ma part, et tu le sais Jean, je n’adhérerai à aucun parti, je soutiens la démarche d’En Marche. Des femmes et des hommes d’horizons et de sensibilités différentes, encartés ou non, mais réunis pour tenter de trouver des solutions cela me rappelle quelques chose!

  2. Bonjour M. Sauvade et M. Aulagner.

    Il me semble quand même que nous faisons face, non pas à une implosion de la gauche en général, mais à une implosion des deux formations jusqu’alors principales dans le paysage de la gauche et de la droite, socialiste et gaulliste pour faire court ; implosion qui rejaillit sur l’ensemble de l’organisation politique des deux orientations principales (gauche et droites) et qui met en lumière les limites de la Vème République.
    Si je dis principale, ce n’est pas par manque de respect aux centristes (ou aux autres formations politiques), mais parce qu’ils ne sont pas en position de s’abstenir de devoir se rassembler d’un côté ou de l’autre de l’échiquier lors des principaux scrutins s’ils veulent entrer dans les exécutifs. Il me semble d’ailleurs que l’émergence des partis centristes en fût l’un des symptômes de la volonté d’une recomposition de l’échiquier.

    Je ne suis pas sûr qu’Emmanuel Macron se conçoive et se revendique social-démocrate, tel que vous l’entendez, mais il est vrai qu’il est assez fort pour brouiller les pistes et surfer sur les acquis et opportunités que lui offrent son carnet d’adresses (bien étoffé à l’occasion de la commission Attali pour « la libération de la croissance française »…) et l’assise que lui a fourni sa place au gouvernement. Il est évident qu’il sert de catalyseur pour les élus du PS qui comme Emmanuel Valls prenaient cette orientation sociale-démocrate, au point que M. Valls avait déjà abordé l’idée de changer le nom de ce parti.

    Si l’émergence d’un parti social-démocrate fort se réalise, il y a des chances que cela pousse les partis du centre à se repositionner, ceci en tenant compte du fait que les parti « Les Républicains » n’est pas à l’abri non-plus de devoir re-clarifier ses positions au regard des tensions internes et de l’écart qui existe entre des visions politiques réellement républicaines pour le coup et celles proches et poreuses avec l’extrême droite. D’ailleurs, le spectacle qui nous est offert est congruent avec cette déliquescence générale des principaux partis par le biais de ses « têtes d’affiche » si nécessaires et incontournables à la vie politique dans le cadre de nos institutions. Par ailleurs et pour l’anecdote il est quand-même assez cocasse que le « Plan B », tel qu’annoncé dans les médias en la personne de M. Juppé, soit un plan qui fasse appelle, là encore à une personne condamnée pour des emplois fictifs (bien que la morale soit sauve vis à vis des électeurs puisque ce n’était pas à visée d’enrichissement personnel… 😉 ). Ne parlons pas de M. Sarkozy et consort. Ce qui n’efface pas bien sûr, les casseroles accumulées dans certains autres partis et l’on se remémore les conditions d’accès de M. Hollande à l’élection présidentielle suite à l’affaire DSK, l’amnésie de M. Cahuzac sur la localisation d’une partie de ses économies…

    Pour conclure, je pense que, l’implosion et la recomposition est plus large que la simple implosion du parti socialiste, que nous n’avons pas fini de vivre les soubresauts et râles qui accompagnent l’agonie de formations historiques entre deux « ripolinées », car la question qui sous-tend ces évolutions n’est plus simplement du fait des valeurs historiques qui structures ces orientation, mais l’animation de ces valeurs avec l’acceptation ou non, le renforcement, l’accompagnement ou non des règles de l’économie libérale qui contraignent forcément l’exercice politique quel qu’il soit dans un espace particulier. Cette question est depuis bien longtemps portée par certaines formations politiques de gauche et même de droite, mais elle est devenue tellement visible qu’elle doit être traitée aux yeux d’un certain nombre d’électeurs au même titre que l’écologie et les enjeux que cela implique. D’ailleurs, la restructuration des partis et en particulier l’aile sociale-démocrate n’est pas qu’une affaire française, les re-positionnement en terme d’écologie et d’orientations économiques non plus.

    Sincères salutations.

    • Je souscris tout à fait aux analyses de gwstars, à ceci près que ce n’est pas la droite gaulliste qui est en train de se dissoudre, mais la droite orléaniste (pour reprendre la classification de René Rémond dans « Les droites en France »), à savoir la droite libérale, voire maintenant ultra-libérale, si bien représentée par Fillon, et dans une certaine mesure, Macron.
      La droite gaulliste partisane d’un conservatisme social (dont d’un Etat fort et interventionniste) n’existe plus que chez Nicolas Dupont-Aignan pour le parti politique et Marie-France Garaud pour les idées. Cela fait bien longtemps que les Gaullistes sont marginaux au sein de la droite dite gouvernementale, depuis ce que je ne sais plus qui avait appelé la « giscardisation du RPR », ça remonte !

  3. Bonsoir à tous,
    Que ce soit clair, je respecte tout à fait tes positions Michel, même si je ne les comprends pas. Il y a beaucoup d’incohérences dans ce que tu dis mais nous en avons tous en cherchant bien et on a souvent tendance à remarquer surtout celles des autres…
    Nous sommes en train de passer d’un monde à un autre et les vieilles recettes, les vieilles tambouilles ne marchent plus, et d’ailleurs ont-elles vraiment un jour marché ? Tout le monde s’est rendu compte que le fameux « système » ne servait plus à rien, sinon qu’à engraisser les générations d’apparatchiks du pouvoir qui s’y accrochent. Désolé Michel mais le « marcionisme » n’est pas une recomposition de la gauche comme tu l’écris. Il est une modification profonde des modes de fonctionnement, ce n’est pas une réforme de notre pays mais une vision totalement différente. Les transformations qu’Emmanuel Macron compte entreprendre prendront, certes, du temps, mais du temps, il en a. A 40 ans, il peut, lui, envisager 2 quinquennats. Ceux qui critiquaient son absence de programme sont obligés de constater qu’ils se sont trompés aujourd’hui, et le reproche un peu « simpliste » sur le manque de financement a aujourd’hui ne tient plus la route (pour un ancien ministre de l’économie, c’est un peu normal). Son projet pour la France est on ne peut plus solide et je vous invite à le découvrir sur le site http://www.en-marche.fr avant de répéter les 2 ou 3 âneries que vous auriez pu entendre de ses détracteurs.
    Plus je vois la gauche la plus bête du monde s’enfoncer entre un Mélenchon dont le seul objectif est de renforcer son groupe d’opposition et un Benoit Hamon qui prépare son congrès je ne regrete absolument pas d’avoir quitté le PS pour rejoindre En Marche.
    La droite la plus bête du monde, encore désolé Michel, celle que tu soutiens avec abnégation et « quitte à aller jusqu’au suicide politique » comme tu l’écris n’est pas en reste. Fillon me fait de la peine, il pense qu’il est dans son droit ! il ne voit même pas l’énormité de ce qu’on a découvert. Cette droite est aux abois : il y a 1 mois, Alain Juppé eut été peut-être un « plan b », (avec déjà tout ce que cela induit) mais aujourd’hui ce n’est plus qu’une roue de secours et je pense, bien que n’étant pas Juppéiste, qu’il vaut tout de même un peu mieux que ça.

  4. Bonjour Michel pour en avoir parlé avec toi tu sais que je ne voterai pas F FILLON j’ai voté A JUPPE aux primaires et pour lui pour son programme et non pour un parti je vais réfléchir et étudier le programme de MACRON car un plan b où A JUPPE devrait changer son programme personnel ne me tente pas et comme dit MrHERNANDES il vaut mieux que ça!Mais quelle image déplorable la droite donne! et tout ça pour un homme entété BONNE JOURNÉE A TOUS

  5. Bonjour M. Hernandez.
    Une question qui me taraude…
    Comment M. Macron compte-t-il avoir une majorité à l’assemblée qui ne parte pas en quenouille au bout de 6 mois ? La question se pose aussi pour d’autres candidats, mais comme il marge à gauche et à droite (enfin surtout libéral en avant toutes…), j’avoue ne pas bien voir comment il compte s’y prendre, même en termes d’accords.

  6. Le problème, c’est que Macron, il fait partie du système comme les autres. Les tambouilles, lui aussi, il sait faire. Marianne révélait la semaine dernière que le fondateur des Jeunes avec Macron est employé à temps partiel par un député PS devenu macroniste (le député maire de Fresnes) en tant qu’assistant parlementaire. Et ses émoluments sont tellement confortables qu’il peut s’adonner presque corps et âme à la campagne de Macron bénévolement. Plus d’infos : https://www.marianne.net/politique/l-emploi-parlementaire-sur-mesure-du-fondateur-des-jeunes-avec-macron
    Le type a même le culot de dire qu’il perçoit « malheureusement » (!!!!!) plus que quelqu’un qui bosse en CDI. On nous prend vraiment pour des crétins, franchement…
    Quant à ses propositions, la plupart me laissent quand même perplexe. Comment il va financer l’assurance chômage universelle ? ah oui, en faisant des contrôles plus drastiques sur les chômeurs parce que quand on s’appelle Macron, on considère que le chômeur, c’est un fainéant qui aime vivre des allocations. C’est beau comme conception de l’humanité. Et c’est marrant, mais c’est un discours qu’on entend depuis combien de temps maintenant ? Du coup, c’est quoi sa plus-value par rapport à Hollande ? c’est quoi la différence par rapport à la droite filloniste ? Un jour, il va falloir qu’on m’explique en quoi ce que ce type propose, à savoir toujours plus d’ultra-libéralisme, est original et moderne. Pour moi, ce ne sont que de vieilles recettes éculées.

  7. Et par ailleurs, M. Hernandez, je vais peut-être rajouter une ânerie supplémentaire à vos yeux (mais de la part de quelqu’un qui fait partie de la gauche la plus bête du monde voir de l’univers, cela ne vous surprendra pas 😉 ) mais la confiance que vous affichez en M. Macron me laisse quelque peu dubitative. Vous dites :
     » Tout le monde s’est rendu compte que le fameux « système » ne servait plus à rien, sinon qu’à engraisser les générations d’apparatchiks du pouvoir qui s’y accrochent. » M. Macron est quoi s’il n’est pas un pur produit de ce système ? Qui l’avait fait venir au gouvernement ? Qui l’a parrainé pour entrer dans la commission Attali ? Sa recette pour transformer du vieux en nouveau repose sur son âge et le flou entretenu sur ses positions politiques.

    Du côté de son programme, là aussi c’est un peu le flou sympathique, je donne des biscuits à tout le monde ; sans trop de précisions sur le détail mais dès que j’ai du temps je vais aller gratter un peu.

    A la première lecture, mon œil a quand même été attirée quelques propositions :
    – La première, utilisée il y a peu par M. L. Wauquiez dans sa campagne Régionale sur l’interdiction des lieux de cultes faisant la promotion, je cite « Nous démantèlerons les associations qui, sous couvert de religion, s’attaquent à la République. Nous fermerons définitivement les lieux de culte dans lesquels certaines prêchent l’apologie du terrorisme. »
    Ceci est déjà en place en France, et fermetures il y a.

    – En ce qui concerne le travail et la fiscalité des entreprises : il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes sur le dialogue social et s’appuyant sur des dispositions de la loi El Komri (voir en souhaitant les renforcer) et par ailleurs transformer le CICE en la pérennisation d’allègement de cotisations sociales. Je rappelle que le bilan du CICE c’est quand même plus d’argent des les caisses de certaines entreprises sans réelle contrepartie en termes d’emploi.
    En parallèle, allègements fiscaux en tous genres. Bref il y en a plein d’autres. Pas un mot non plus sur le Crédit Impôt Recherche dont on sait qu’il est souvent détourné de sa fonction première et ne sert pas forcément à renforcer l’emploi en France (CF. Michelin, Sanofi…).

    – Il réduit les cotisations de partout pour soi-disant augmenter le pouvoir d’achat. D’accord, mais il ne dit pas si l’état compense le manque à gagner des caisses de solidarité. Parce que je rappelle que les cotisations sont dans leur principe un salaire différé et qu’au final, si elles ne reviennent pas dans les poches des cotisants (chômage, vieillesse, santé etc.) d’une manière ou d’une autre… en fait, ce que l’on donne d’une main on le reprend de l’autre (et dans quelles proportions, tout cela reste à définir).

    – Sur la question du renforcement de l’autonomie des universités : un simple hiatus sur le fait de pouvoir choisir les enseignants et personnels à recruter. Ok, mais avec quels moyens. L’autonomisation est synonyme de mise en concurrence avec les conséquences que l’on connaît. La France a un beau maillage universitaire et pourrait miser dessus pour l’avenir, mais non. Juste une optique de recrutement. Bof…

    – La lutte contre la fraude aux prestations sociales : alors celle-là elle est jolie. Accent mis sur les fraudeurs bénéficiaires (en plus du remboursement, prestation) alors que nous savons qu’en parallèle le non recours aux prestations atteint des sommes énormes (et cela pour des raisons divers et criées telles que le manque d’information, la peur de la stigmatisation etc.) et que la fraude aux cotisations sociale était évaluée à près de 20 milliards d’euros du côté patronal et 2014 et qu’elle est estimée à 275 millions d’euros pour les bénéficiaires. Pourquoi un tel angle programmatique ?

    – En ce qui concerne le travail détaché : bon, ce qu’il propose… ok, mais il y a des lois en France. Ne serait-ce pas une option de les appliquer, tout simplement et commencer par lutter contre les emplois en masse de travailleurs détachés à demi voir pas déclarés ? Mais vu qu’il ne propose pas de renforcer l’emploi de contrôleurs du travail effectivement oui ça pourrait être compliqué. Je passe sur son constat de concurrence sociale déloyale (sourire), mais ne vaudrait-il pas mieux prendre le problème à la racine, à savoir se battre au niveau européen pour que tout le monde ait les mêmes droits sociaux (et par le haut si possible) ? Bref.

    Il y en a plein comme ça. Mais de celles qui m’ont le plus attiré l’attention, c’est la modification du travail parlementaire… Je ne suis pas opposée à la suppression du Sénat. Cependant, la diminution du nombre de parlementaire dans les deux chambres ne me paraît pas être une bonne option (augmentation du périmètre d’action et encore une fois éloignement de l’élu de ses administrés). Mais ce qui a vraiment attiré mon attention c’est de vouloir faire de la procédure d’urgence (qui ne s’appelle plus comme ça depuis 2009 je crois) la procédure par défaut de l’examen des textes législatifs. Quand on voit la cadence du travail parlementaire (déjà grandement augmenté depuis 2 mandats déjà) et la latitude que cela laisse aux parlementaires pour faire le travail pour lequel ils sont élus on se dit qu’on va vers un fonctionnement qui irait de plus en plus vers celui des pays sous tutelle de la Troïka où l’on accélère ce genre de procédure pour entériner beaucoup plus rapidement des lois qui relèvent bien plus d’une technicité au service de l’Europe et ses institutions et du FMI, que de lois ou la représentation de la souveraineté puisse s’exercer (cf. fonctionnement en Grèce). D’ailleurs le fait qu’il dise vouloir s’appuyer sur les travaux de la Cour des Comptes, laisse à craindre que nous sommes dans cet optique-là.

    Bref, enfin M. Macron présente son programme. Je l’ai consulté comme vous nous y avez invités. Je vais donc rapidement me pencher sur son pendant financier. Car en effet il présente quelques mesures comme ça dans un document super lisible et plein de bonnes intentions (mais qui n’offre pas une vision globale de l’action qu’il souhaite mener). La lecture a en fait soulevé chez moi de nombreuses nouvelles craintes.

    Enfin, je pense qu’il pratique un tant soit peu l’humour avec ses propositions sur la fraude fiscale car il subsiste quelques zones d’ombres sur les déclarations de ce Monsieur qui ne font pas l’actualité aujourd’hui, mais qui pourraient susciter quelques vocations à certains journalistes ou contrôleurs fiscaux bien inspirés. Cf article de Berruyer du 24 fév. 2017 dans les crises.fr http://leseconoclastes.fr/olivier-berruyer/

  8. Je trouve très intéressant d’échanger et le dialoguer, surtout avec des gens qui ne sont absolument pas du même avis que moi, quand tout le monde pense la même chose, c’est qu’on n’a rien à se dire… Pour autant, j’ai pour principe de ne jamais répondre à ceux qui n’osent pas signer de leur vrai nom, pour moi qui suis « à visage découvert », et qui suis nommément interpelé, je trouve ça un peu irrespectueux… Mais ne nous y arrêtons pas, ce n’est qu’une question d’éducation… Je ne répondrai donc qu’à Monsieur (ou Madame) « gwyyz »(les noms « propres » n’ont pas d’orthographe), certaines de ses questions me semblant être plus pertinentes. J’ajoute donc que je le fais en homme libre de penser ce qu’il pense, qui assume ses convictions et qui a le courage de ses opinions…
    – La question de la majorité est une bonne question, mais j’ajouterai qu’elle se pose à toutes les candidatures. Mr. FILLON aura bien du mal à rassembler ses derniers supporters, les sarkozystes et les Juppéistes dont certains sont assez pugnaces et rancuniers. Mme LE PEN aura bien du mal à faire élire quelques députés, il faut bien en convenir. Mr HAMON va apprendre à ses dépens ce que c’est que d’avoir des frondeurs dans son camp. Je ne parle pas de Mr. MELENCHON qui n’est là que pour essayer d’exister en tant qu’opposant. Certes, Mr. MACRON aura le même objectif, à un ou deux détails près, si c’est lui qui gagne, on peut supposer qu’une forte majorité de nos concitoyens « confirmeront l’essai » d’autant plus qu’il est le seul à proposer un véritable changement de société. Je ne suis pas dans ses « petits papiers » mais on pourra aussi compter sur lui pour rassembler un maximum de députés sur un projet. La règle ne sera plus la même, ce ne sera plus bêtement droite contre gauche, un camp contre un autre, ce système-là va disparaitre avec lui, c’est ce qui est ressorti de la grande marche de consultation auprès de nos concitoyens.
    – Pour ce qui est de mon « appartenance » à la gauche, vous vous êtes mal renseigné sur mon compte, le terme « origine » conviendrait certainement mieux et concernant mes origines, celles-là en particulier, je ne les renie en rien. Oui, j’ai été socialiste, j’en ai même été un cadre, mais j’ai adhéré au mouvement en marche 1 ou 2 jours après sa création en juin 2016. J’ai quitté ensuite le PS après avoir mené à terme les responsabilités qui étaient les miennes au sein du Parti, on ne quitte pas un navire avant d’en avoir remis le commandement à son successeur.
    – Pour ce qui est du « système » je rappelle qu’Emmanuel Macron est le seul candidat de cette campagne à ne pas en vivre, les autres sont tous grassement rémunérés pars leurs indemnités d’élu, il a même dû hypothéquer sa maison pour obtenir son prêt de campagne… Qui dit mieux ??
    – Vous parlez également de programme flou… C’est votre analyse, je dois dire qu’elle me surprend d’autant que vous en énumérez un certain nombre de points avec précision (en les contestant, certes), moi je le trouve absolument clair. Vous semblez découvrir qu’un programme est un ensemble de « quelques mesures dans un document super lisible » Et bien… Je ne sais pas quoi ajouter de plus, vous avez raison, c’est bien cela… Juste une question : avez-vous lu les autres programmes ???
    – Par rapport à la lutte contre la fraude aux prestations sociales, j’ai beau cherché, je n’ai pas trouvé un seul élément qui puisse accréditer votre analyse. Le fait qu’il souhaite exercer un contrôle sur les bénéficiaires n’implique pas pour autant celui de « lever le pied » sur celui des patrons dont l’efficacité est aujourd’hui reconnue et appréciée, puisque vous en donnez même le montant.
    Bref, cher(e) Mr. ou Mme dont j’ignore tout, je comprends bien toute l’hostilité que vous pouvez avoir à l’égard d’Emmanuel Macron mais vous le faites sans outrances verbales et simplement avec votre logique, c’est pourquoi j’ai enfreint ma règle de ne jamais répondre à des « anonymes », Dire ce qu’on pense et l’assumer n’a jamais été pour moi un crime, j’ai donc du mal à l’admettre…

  9. Bonjour M. Hernandez et merci de votre réponse.
    Primo et pourrez finir avec cette question de l’anonymat…
    1 / Pour ce qui est du respect : cet anonymat n’a aucune vocation à être un manque de respect envers qui que ce soit, et vous aurez noté que je ne pratique pas l’agressivité gratuite. Je réagis sur des points précis que je tente systématiquement d’argumenter. On peut ne pas être anonyme et être irrespectueux, ou pratiquer l’agression, l’agression passive, cela se vérifie sur n’importe quel blog ou réseau social, celui-ci y compris parfois.
    2 / Pour ce qui est d’assumer les propos, il n’y a pas de soucis, je les assume sans aucun problème, et les nombreuses personnes qui me connaissent sous ce pseudo le savent. Je crois que nous avons déjà eu un échange de cette teneur sur ce blog et que je vous avais donné des pistes explicites, étant donné que nous nous sommes déjà rencontrés. J’ai par ailleurs cherché votre mail sur votre blog pour vous en informer, mais je ne l’ai pas trouvé.
    La raison de cet anonymat, que je déplore par certains aspects, est purement professionnel, en vertu de certains principes. Ne pas vouloir user de l’influence qui, de part mon statut professionnel, induirait de la sympathie pour ma personne et par conséquent pour mes idées créant des positions factices, de principe. La seconde, toujours professionnelle : je me destine à une métier dont le coeur même du travail consiste à passer au dessus des stéréotypes et des idées erronées pour pouvoir faire ce pour quoi on est payé. Vous connaissez, mieux que moi peut-être, les écueils de l’identité numérique, et la réflexion sur l’anonymat ne se cantonne pas à une simple question d’avatar transparent en terme d’identité. Vous êtes un personnage public et porteur d’une orientation politique en tant que personnage public. Vous êtes donc en phase avec les responsabilités qui sont les votre ; comme moi je le suis avec les miennes.
    D’ailleurs et pour en finir là-dessus, avoir besoin de connaître l’identité d’une personne pour traiter de l’argumentaire qu’elle émet pose question au regard des biais que cela induit dans le processus d’échange et de traitement des informations. Si je suis intervenue sous cet article, ce n’est pas pour m’opposer à des personnes pour ce qu’elles représentent mais bien pour traiter des sujets qu’elles soulèvent. Quand bien même vous auriez été anonyme, je me serais fendue de la même réponse concernant Emmanuel Macron.
    Vous avez bien entendu le droit de ne pas répondre à mes commentaire, de cela, je ne vous reproche rien. Mais je souhaite cependant que vous cessiez les remarques méprisantes et désobligeantes quand à mon éducation ou mon courage, mon pseudo-ananymat ne vous l’y autorise en rien. Par avance merci.

    Pour en revenir à votre réponse :

     » La règle ne sera plus la même, ce ne sera plus bêtement droite contre gauche, un camp contre un autre, ce système-là va disparaitre avec lui, c’est ce qui est ressorti de la grande marche de consultation auprès de nos concitoyens. »
    Je ne suis pas sur que les candidats aux législatives aient tous faits le pas de cette nouvelle orientation que vous décrivez, et au regard de la tournure que prennent ces présidentielles, il est fort à parier qu’un certain nombre de votes pour certains candidats à la présidentielle ne soient pas de la même nature que celle des législatives, même avec l’effet facilitateur du scrutin national. Ce pourquoi j’émets des doutes. Cependant, la partie que j’ai soulevé dans son programme sur les modifications attendues au niveau du travail parlementaire semble être une façon de contraindre plus facilement le parlement à entériner les projets gouvernementaux, non pas sur des bases d’adhésions travaillées et réfléchies sur les textes mais bien en court-circuitant leur latitude à pouvoir échanger, les amender et à s’y opposer le cas échéant. Il propose en fait plus de politique participative au niveau des échelons les plus petits (avec peu de moyens) mais ne propose si ma mémoire est bonne qu’un système d’évaluation du travail parlementaire. Cependant les parlementaire n’auront pas l’espace disponible pour faire un travail de terrain et de consultation si ils le souhaitent et de passeurs entre les administrés et les textes à Paris. Non seulement, cela ne me paraît pas judicieux de mon point de vue politique, mais cela me paraît tout à fait calculé en ce sens que ce n’est qu’une simple accélération des transformations de notre système en cours pour éloigner un peu plus encore les gens des processus législatifs. Je me répète, il n’y a rien de nouveau à cela, cette tendance à vouloir faire des gouvernements du type Union Nationale, que l’on tente systématiquement d’imposer suite à des crises économiques pour éjecter le politique (ou plutôt certaines orientations politiques) des débats.

    Pour ce qui est de votre orientation politique, nous ne serons mal compris, peut-être me suis-je mal exprimée en faisant de l’autodérision.

    Pour ce qui est du « système », que j’ai utilisé en reprenant vos propos. Il y a là une différence de point de vue qui réside en nos conceptions aussi différentes de la politique et de sa porosité ou non avec la finance (en terme de décisions et en tant que phénomène sociologique). Je ne suis pas personnellement choquée par le fait que des élus soient indemnisés (rétribués) correctement pour les tâches et les fonctions qu’ils assument, si ils les assument correctement. Il me semble que cela peut-être un paravant anti-corruption. Par contre, à partir du moment où il y a cumul de ces fonctions et que par conséquent, il ne devient humainement plus possible d’accomplir ces dites fonctions tout en touchant le cumul des indemnités, ou quand il y a un détournement manifeste des moyens mis à disposition pour satisfaire des intérêts personnels. Il me semble cependant que la structure même de nos institutions incite à de telles « déviances ». M. Wauqiez par exemple, cumul la casquette de député et celle de président de Région. Il suffit d’aller consulter le bilan de son travail à l’A.N. pour se rendre compte sa participation n’est pas à la hauteur de ce que lui permettent les moyens mis à sa disposition, malgré toutes ses leçons de morale et la baisse des indemnités des actuels conseillers à la Région. Faites ce que je dis pas ce que je fais. Bref, cette holà contre les indemnités me paraît être l’os à ronger donné en pâture aux électeurs, qui ne supportent légitimement plus les injustices, sans pour autant avoir les effets vertueux auxquels on pourrait s’attendre. Le problème ne réside pas dans les indemnités (ou à la marge) mais dans l’articulation indemnités argent public X travail effectif au service du commun.
    Il y a cependant quelques plafonnements qui existent en ce sens. Je ne fais pas dans « l’élu bashing » systématique, par respect pour la fonction en général, persuadée qu’ils sont plus nombreux les élus respectueux d’une certaine déontologie que malheureusement les ultra-médiatiques « abuseurs ». Je pense d’ailleurs que quand on se polarise que cette unique question, on ne se penche pas sur le cas de ceux qui perçoivent des sommes littéralement inconcevables ayant pour seul mérite de piloter des légions de travailleurs (patrons d’entreprises y compris) dont le fruit du travail se trouve redirigé vers des actionnaires et le fonctionnement de ces mastodontes du CAC 40. Par contre je tiens clairement responsable, des élus qui facilitent ce transfert de capital des entreprises vers les actionnaires en votant des lois et des traités en ce sens. E. Marron, comme d’autres avancent un programme qui me paraît aller en ce sens (mais je n’ai pas encore regardé le financement je vous l’accorde) avec 3 coups de sparadraps, destinés aux petites gens et aux petites entreprises dans une ambiance de messe médiatique sur le développement personnel. (Je suis un peu sarcastique, je vous l’accorde).

    Des incantations, mais pas de vrais mesures annoncées en terme de renforcement de contrôle et de mesures contraignantes. Un exemple simple : il annonce alourdir les sanctions contre la fraude fiscale. Cela semble tout à fait à propos étant donné ce que nous savons aujourd’hui. Il n’y a pas d’explicatif sous cette mesure. Rien ne présage de quels type de fraudeurs on parle ; la fraude fiscale revête bien des aspects. Etant donné que le niveau de la fraude fiscale est au moins égal au niveau du déficit français on pourrait s’attendre à un peu plus de détails sur ce point et un peu plus d’emphase sur la question qui au finale est moins bien exposée que la question des particuliers fraudeurs de prestations sociales (un tout petit écart de 59 à 79 milliards d’euros sépare ces deux questions…).

    En ce qui concerne la qualification de programme flou (et lisible que je garde, car en effet ce qui est écrit est parfaitement lisible au sens premier) je serai plus claire en disant qu’il m’évoque une salade composée d’éléments divers et variés comme si ils relevaient de la même importance, quelques légumes de bases, quelques herbes aromatiques et l’assaisonnement sans qu’aucune perspective d’ensemble ne se dégage. Il n’est pas exposé comme de grandes orientations déclinées en phases pratiques dans un exposé logique mais en quelques exemples de niveaux et d’impacts très différents sans mise en perspective globale, comme si la logique allait de soi, comme si elle était implicite.

    À la question de savoir si j’ai lu d’autres programmes la réponse est oui, et certains, bien plus détaillés et explicités sur tout un tas de questions, emplois, orientations économiques, fonction publique, notion de république, perspective internationales (hors question Europe) etc. Mais j’imagine que peut-être là n’est pas le programme de M. Macron mais plutôt un tract de communication permettant de mettre en valeur les mesures qui lui paraissent les plus importantes à diffuser, auquel cas mes remarques précédentes seraient nulles et non-aveues. Mais je me tiens à ce qui est écrit sur la page de couverture à savoir : PROGRAMME.

    Quand à mon hostilité envers M. Macron… que dire, rien. Par contre, oui, j’avoue que son programme ne fait que confirmer, voire amplifier les craintes que j’avais à cet endroit. Une accélération du coeur des politiques précédentes qu’elles aient été de l’UMP ou des Socialistes et ce sont ces axes transversaux qui à mes yeux sont les éléments structurant de la continuité d’un seul et même axe : libéralisme économique et capitalisme à outrance accompagnés par la restructuration de nos institutions qui servent de courroies de transmission. A côté de ça, on offre la possibilité aux gens d’être à peine moins miséreux, histoire qu’ils-elles restent tranquilles, mais pas la moindre lueur d’une vraie transformation économique et sociale.

    Sincères salutations.

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